Air France va évaluer Taxibot, le tracteur de piste robotisé

TaxibotOn va commencer à voir les Taxibot sur le tarmac de l’aéroport Charles de Gaulle a partir du deuxième trimestre 2015. Air France, IAI et TLD vont tester le tracteur de piste robotisé sur l’aéroport parisien pour remorquer les gros porteurs d’Air France jusqu’à la piste d’envol, sans que les pilotes n’aient besoin le lancer les réacteurs. Selon les concepteurs du Taxibot, l’économie de carburant pourrait atteindre jusqu’à 85% de kérosène lors de cette phase de taxiing. Une économie substantielle à CDG où les roulages sont toujours interminables.

Deux logiques face à face : L’avion électrique contre le tracteur robotisé

Mobiliser les 4 Rolls-Royce Trent 900 pour faire rouler un A380 depuis la porte d’embarquement jusqu’à la piste, ce sont des centaines de kg de kérosène brûlés pour rouler quelques centaines de mètres. Ne pas utiliser les moteurs de l’avion semble du bon sens. 2 options sont possibles : soit remorquer l’appareil jusqu’à la piste, soit lui permettre de rouler par ses propres moyens mais de manière plus économique économique. Constructeur de matériel aéroportuaire, TLD a fait le choix de robotiser un tracteur de piste. L’intérêt du Taxibot, c’est que c’est le pilote de l’avion qui contrôle le tracteur et va donc « conduire » son avion à grande vitesse (30km/h maxi) jusqu’à proximité de la piste où il va commander le détachement du tracteur pour enfin lancer ses réacteurs et prendre l’air. Pour l’heure le Taxibot n’est pas autonome, il impose la présence d’un chauffeur pour ramener le tracteur jusqu’aux portes d’embarquement.

L'atout de la solution Taxibot, c'est qu'elle n'implique pas d'équiper l'avion d'un nouvel équipement spécifique.

L’atout de la solution Taxibot, c’est qu’elle n’implique pas d’équiper l’avion d’un nouvel équipement spécifique.

Face à cette solution technique, Safran mise sur l’avion « électrique », c’est à dire un avion qui dispose de moteurs électriques pour rouler. Sa technologie, développée en coopération avec Honeywell, a été baptisée EGTS pour Electric Green Taxiing System.Le système a l’avantage d’une grande simplicité d’exploitation puisque l’avion se déplace par ses propres moyens et son propre générateur électrique existant, l’APU. Le volume de kérosène brûlé par l’APU pour fournir l’énergie aux moteurs électriques placés au niveau des roues du train principal est bien moindre que celui consommé par les réacteurs lors d’un roulage. Par contre, le système pèse une centaine de kg par unité de propulsion électrique, un surpoids qui impacte les performances de l’appareil et le destine donc plutôt au courts et moyens courriers. Le Taxibot, tout comme l’EGTS, étaient présentés lors du dernier Salon du Bourget. Pour l’heure, l’avantage va au Taxibot qui a reçu sa certification au début de l’année 2014 après une campagne d’essai sur l’aéroport de Francfort menée avec Lufthansa. Il va être le premier à entrer en test en grandeur réelle. Les équipages d’Air France pourront alors constater si le tracteur robot tient véritablement ses promesses en termes d’économies de carburant. Sources : « TaxiBot signed a Memorandum of Understanding with Air France », Communiqué TLD GSE, 15 octobre 2014 « Le Taxibot de TLD accélère sa croissance », LesEchos, 23 septembre 2014 « TaxiBot, le tracteur pour avions révolutionnaire conçu par TLD », Décideur en Région, 21 octobre 2013

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