Les étonnants avatars du Dr. Mark Sagar

Avatar, Spider-Man 2 et King Kong, les créatures artificielles de Mark Sagar ont déjà valu à Mark Sagar deux oscars. Directeur du laboratoire d’animation de l’Institut de Bioengineering de Auckland, ce néo-zélandais a consacré sa carrière de chercheur aux interactions homme / ordinateur mais ainsi que l’animation des visages. Le résultat de ses travaux est troublant de réalisme.

Des visages animés par intelligence artificielle

Ingénieur de formation, Mark Sagar a commencé dans la recherche médicale par la modélisation de l’oeil humain afin de permettre aux chirurgiens de pratiquer des opérations virtuelles. Suite à plusieurs expérience dans le monde du cinéma, il prend la tête du laboratoire d’animation de l’université d’Auckland en 2012. Son équipe va alors créer des personnages de synthèse au réalisme troublant. Homme, femme enfant et même bébé avec le projet BabyX, ces personnages animés semblent éprouver des sentiments tant les mouvements de leur visage sont réalistes. Contrairement aux techniques habituelles dans le monde de l’animation 3d où des animateurs vont travailler sur les modèles 3D pour leurs donner les expressions souhaitées par le réalisateur ou le recours au Motion Capture, les avatars du Dr Sagar mettent en oeuvre des modèles biomécaniques qui reproduisent le fonctionnement exact des muscles du visage.

La copie du « fonctionnement » du visage biologique ne s’arrête pas là puisque ces muscles logiciels sont animés par un réseau de neurones artificiels. Mark Sagar a créé Soul Machines, une société chargée de commercialiser ses créations, dont BabyX version 5, un bébé de synthèse sans aucun doute plus simple à diriger pour un réalisateur que son équivalent humain.
Le chercheur néo-zélandais est l’un des pionnier dans l’utilisation de techniques d’intelligence artificielle dans le domaine de l’animation 3D mais l’approche est aujourd’hui de plus en plus reprise par plusieurs autres équipes de recherche internationales.

Il ne fait plus aucun doute que demain non seulement les acteurs de synthèse apparaîtront de plus en plus fréquemment dans les castings, mais ceux-ci ne seront pas seulement choisis pour leur esthétique, mais aussi pour leur personnalité virtuelle.

Sources :

« An Artificially Intelligent Baby Could Unlock the Secrets of Human Nature« , Futurism, 10 septembre 2017

« Mark Sagar Made a Baby in His Lab. Now It Plays the Piano« , Bloomberg Newsweek, 7 septembre 2017

 

Commentaires Facebook
Twitter Facebook Plusone Pinterest Linkedin
Ce contenu a été publié dans Intelligence artificielle, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.