Bourget 2017: Mini Bee, plus qu’un drone de transport, un projet collaboratif

Une simple petite maquette et un drone de démonstration dans l’un des innombrables stands du salon du Bourget et pourtant ce projet fait beaucoup parler de lui. Le Mini Bee est le projet de drone de transport français à suivre, en attendant qu’Airbus ne dévoile son drone actuellement à l’étude en Californie mais, à la différence de ce dernier ou encore de l’Ehang 184 chinois, il ne s’agit pas d’un projet industriel classique. Derrière la maquette du Mini Bee, l’effort collaboratif de toute la région Normandie.

Les école d’ingénieurs normandes engagées dans le challenge Mini Bee

Encadré par l’entreprise Technoplane, le projet Mini Bee est un vaste projet collaboratif qui a donné lieu à un challenge porté par le NAE (cluster Normandie AeroEspace) dans lequel toutes les écoles d’ingénieurs et IUT de la région ont engagé des équipes d’étudiants changés d’étudier les différentes parties du futur drone de transport. Le défi initial est de créer un drone à 2 ou 4 places capable d’effectuer un vol Rouen-Cherbourg en 1h30 maximum (pour un peu moins de 250 km).

Louis Demelin, élève en première année à l’ENSTA Bretagne et membre du club ENSTAero soulignait lors du salon du Bourget : « Notre travail a été de concevoir un premier démonstrateur dédié à l’étude des problèmes mécaniques lié à la répartition des masses sur le drone, la flexion et la torsion des ailes, etc. » Outre le volet calcul, les élèves ingénieurs ont fabriqué un premier démonstrateur qui a effectué ses premiers vols d’essai dans le gymnase de l’école. « Il vole correctement en mode stationnaire (mode hélicoptère), par contre nous n’avons pas encore franchi la phase critique du vol, c’est-à-dire la transition vers le mode avion. Ce sont deux physiques complètement différentes et c’est là où apparaissent tous les problèmes de commandes de vol. Dès la rentrée prochaine, nous allons nous atteler à ce sujet. »

Le challenge continue alors qu’en parallèle 5 entreprises normandes ont annoncé à Air&Cosmos leur volonté de rallier le programme. CPM Industries, AEN, Volum-e et Ingéliance ont décidé de rejoindre Technoplane dans l’aventure du drone de transport. Les entreprises pourraient apporter entre 3 à 5 M€ afin de financer le programme dans sa marche vers un premier prototype qui pourrait voler d’ici un à deux ans. Une éventuelle commercialisation est espérée en 2025. Une roadmap particulièrement ambitieuse dans le secteur aéronautique.

Source : « Bourget 2017 : Première levée de fonds pour la voiture volante Mini Bee », Air&Cosmos, 19 juin 2017

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