Mission accomplie pour l’hélicoptère robot K-MAX

KMAX_UnmannedIls devaient rester 6 semaines en Afghanistan pour évaluation, les hélicoptères robotisés K-MAX y sont restés pratiquement 3 ans. Conçus pour transporter des marchandises aux bases alliées afin de remplacer les convois victimes d’engin explosifs enterrés, les deux drones envoyés en zone de guerre ont démontré leur efficacité en transportant plus de 2 millions de tonnes de marchandises. En fin de déploiement, un K-MAX pouvait transporter plus de 13 tonnes en 6 missions la même journée. Le robot a été convainquant et dans le cadre de ce programme de recherche AACUS, l’armée américaine pense déjà à la prochaine génération d’hélicoptère robot de transport.

Un programme lancé d’urgence pour les Marines en Afghanistan

Le K-MAX, drone ravitailleur de l'U.S. Marine Corps.

Le K-MAX, drone ravitailleur de l’U.S. Marine Corps avec son kit de pilotage.

Développé par Lockheed Martin sur la base de la grue volante Kaman K-1200 K-MAX, ce projet de drone de transport remonte à 2010, lorsque la Navy cherchait une solution pour ravitailler les Marines basés en Afghanistan sans risquer la vie de soldat dans des convois de camions ou des hélicoptères pilotés. D’un côté Oshkosh Corporation développe alors un camion autonome, le Terramax, et Lockheed Martin cet hélicoptère K-MAX. C’est ce dernier qui va connaître le premier les champs de bataille afghan puisque cela va faire près de 3 ans que celui-ci réalise des rotations logistiques pour le compte des alliés. Les 2 machines ont ainsi réalisé 1 950 sorties, livré 2 millions de tonnes de marchandises. L’un à été endommagé lors d’un atterrissage brutal mais le second a affiché un taux de disponibilité était de l’ordre de 94%. Néanmoins, l’article de Wired souligne qu’une heure de vol nécessite tout de même 1,4 heure de maintenance.
L’expérience est concluante pour le K-MAX, mais le programme Autonomous Aerial Cargo/Utility System (AACUS) de l’US Navy et dont il est le rejeton est loin d’être achevé.

Le programme de recherche AACUS se poursuit

Comme le souligne la vidéo du service de recherche de l’US Navy, la technologie développée peut être installé sur plusieurs type d’hélicoptères existants, (dont le plus petit Boeing H-6U Little Bird).
En outre, il est relativement simple à opérer. Le soldat désigne simplement l’aire d’atterrissage sur la carte affichée par sa tablette numérique. L’hélicoptère est équipé d’un LIDAR qui lui permet, une fois arrivé sur la zone désignée, de choisir lui-même plus précisément l’endroit où il va se poser.
Si les K6MAX sont rentrés au pays, le programme AACUS se poursuit. Un UH-60A Blackhawk va être équipé à son tour car pour l’instant le K-MAX et son petit frère le Little Bird ont encore besoin d’un opérateur pour contrôler leur vol à distance. Les prochaines phases du programme ACCUS devrait voir les algorithmes de vol être bien plus développés pour permettre au drone de voler au milieu des montagnes de manière autonome. Les premiers essais ont eu lieu avec un Blackhawk. Le programme de recherche doit se poursuivre jusqu’en 2017. On verra qui, de la Navy ou d’Amazon sera le premier à disposer d’un système d’hélicoptères drones totalement autonomes opérationnels. Pour l’instant, les militaires ont pris l’avantage.

Sources :
« Military Ponders Future of Robotic Cargo Movers », NationalDefense, Août 2014
« Robocopters Haul Tons of Stuff in Afghanistan, Return Home Victorious », IEEESpectrum, 31 juillet 2014
« The Marines’ Self-Flying Chopper Survives a Three-Year Tour », Wired, 30 juillet 2014

Commentaires Facebook
Twitter Facebook Plusone Pinterest Linkedin
Ce contenu a été publié dans Aéronautique, Robotique, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.