Le drone Lily d’Antoine Balaresque peut-il égaler le succès de GoPro ?

LilyAvec ses petits yeux bleus rieurs, il a une bouille bien sympathique ce Lily ! Ce petit drone est conçu pour vous suivre et vous filmer dans vos exploits sportifs offrant une vue externe en continu. Le parfait complément de la caméra GoPro fixée sur le casque.  Sympa mais aussi facile à utilisé, il est nullement nécessaire d’être un expert du drone pour s’en service. Un concept simple qui a séduit les investisseurs et aujourd’hui les clients : La startup qui a créé Lily aurait déjà engrangé 34 millions de dollars de préventes !

Un drone 100% automatique, conçu pour les sportifs

C’est le grand quotidien américain USA Today qui vient de le révéler. Le projet de caméra volante Lily d’Antoine Balaresque et d’Henry Bradlow disposerait d’un carnet de commande bien rempli. Décollage-drone-LilyPlein à craquer même si on considère qu’ils auraient déjà 34 millions de dollars de commandes à honorer (contre 100.000 $ à 200.000$ attendus au lancement du projet). Un succès considérable pour un petit drone dont l’unique vocation est de filmer son propriétaire pendant ses activités sportives. Proposé à 799 $, cela représente 60.000 clients qui souhaitent s’offrir ce drone ou plutôt cette caméra volante comme préfère l’appeler Antoine Balaresque. Preuve que ce sont bien plus les possesseurs de GoPro qui est visé que celui des passionnés de drones qui comparent leurs hélices le dimanche au fond des bois.

Avec Lily, pas de programmation de plan de vol, pas de télécommande. Il faut porter au poignet un localisateur, lancer en l’air (ou dans l’eau) le drone qui se décolle automatiquement et suit sagement son maître pendant 20 minutes maximum. Le drone, qui pèse 1,3 kg, vole jusqu’à 40 km/h entre 1,75 m à 15 m au-dessus du sujet. Le Lily est capable de suivre mais aussi précéder ou voler aux côtés de son propriétaire. La caméra filme en haute-définition 1080p à 60 fps ou bien à 120 fps en 720p, pour les amateurs de ralentis.

Lily a levé 16 millions de dollars et compterait déjà 60.000 clients

Antoine Balaresque présente son drone Lily et son localisateur en main.

Antoine Balaresque présente son drone Lily et son localisateur en main.

Comment ne pas penser à la banqueroute du Zano drone. Ses créateurs avaient levé 3,6 millions de dollars sur KickStarter et, après avoir livré 600 des 15.363 micro-drones vendus, la société était mise en liquidation. Un projet passé en pertes et profits pour plus de 14.000 acheteurs. Avec Lily, les choses sembles plus sérieuses. D’une part, la startup, qui est né dans les caves de l’Université de Berkeley, n’est pas une étoile filante du crowdfunding. La startup a déjà levé 16 millions de dollars auprès de Spark Capital, le fond StartX de Stanford, les frères Winkelvoss ou encore l’ancienne star du football américain Joe Montana. Enfin, le Lily vient de décrocher un trophée de l’innocation lors du CES 2016. Plutôt rassurant.

Les premiers prototypes ont été conscrits en 2013 et, on l’apprend dans l’article d’USA Today, 500 exemplaires auraient déjà été construits et sont en cours de test. Les drones Lily seront assemblés en Chine et le lancement commercial annoncé pour l’été 2016.

Source : « ‘Flying camera’ touts $34 million in pre sales », USA Today, 8 janvier 2016

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