Drones et systèmes anti-drones face à face sur Milipol 2015

BlighterSalon dédié à l’équipement des forces de l’ordre, Milipol est l’occasion des constructeurs de drones de montrer leurs dernières réalisations, que se soit des drones d’observation dédiés à la sécurité civile ou les machines dédiées au soutien des forces de police lors de leurs interventions. Une vingtaine de constructeurs et distributeurs de drones légers de diverses nationalités, dont des français, des allemands, des néerlandais, des chinois exposent cette semaine leurs réalisation à Villepinte. Une différence cette année, leurs drones font face à un nouvel ennemi, les systèmes anti-drones.

Le drone, un nouvel allié des forces de sécurité

Le juteux marché de la sécurité attire de nombreux constructeurs de drones. Ils était plus d’une vingtaine rien que pour les drones aérien à afficher leurs ambitions à Villepinte cette semaine. Parmi eux, Aeraccess, Aerialtronics, Aero Surveillance, AirRobot, ECA, LH Aviation ou encore le chinois Shenzen Keweitai qui proposait aux forces de l’ordre un drone 6 rotors ainsi qu’un imposant octopter.

Le Sparrow-Hawk conçu par Aeraccess avec le concours du RAID.

Le Sparrow-Hawk conçu par Aeraccess avec le concours du RAID.

Du côté des français, on pouvait observer le petit quadrotor Novadem NX110 qui va équiper la gendarmerie nationale, tandis qu’Aeroaccess a dévoilé le Sparrow-Hawk. Développé en partenariat avec le RAID, celui-ci a pour vocation d’effectuer une reconnaissance dans un espace indoor. Equipé de détecteur de proximité, le drone va cartographier les pièces et repérer les occupants par caméra vidéo et détecteur infrarouge.

Le drômois Survey Copter, filiale d’Airbus, a apporté sur le salon le Copter 4, son drone électrique DVF 2000 ainsi qu’un nouveau drone, le DVF 2000 ER. Gréé d’un moteur thermique, celui-ci aurait une endurance d’une dizaine d’heure.
Du côté de Thales et de Sagem, tous deux derniers rivaux en lice pour le marché du drone tactique de l’Armée française, ni l’un ni l’autre n’ont amené respectivement le Watchkeeper et le Patroller, faute de place. Thales a néanmoins dévoilé un nouveau Spy’Ranger. Ce mini-drone conçu avec Aviation Design, dispose d’optiques et de capteurs gyrostabilisés en dépit de sa petite taille.

LH-Aviation---Diginext

LH Aviation et Diginext alliés sur Milipol 2015.

LH Aviation a apporté sur le salon son Explorair 45, un drone qui sert de base à un système à utiliser en cas de catastrophe majeure, une offre montée par le français en partenariat avec Diginext.

A noter sur le stand du distributeur Drone Volt, un petit DJI Phantom tout de carbone vêtu et transportant non plus une caméra mais… un spray anti-manifestants !

Les premiers systèmes anti-drone sont là !

Le système de brouillage du suisse SCG MGT.

Le système de brouillage du suisse SCG MGT.

Face à l’essor des drones dans le public, les industriels fourbissent leurs armes ou plus précisément leurs dispositifs anti-drones. Le plus classique est la voiture de brouillage anti-drone Myotis de SESP Group. Tout comme un convoi de véhicules militaires ou l’escorte d’un président quelconque comporte désormais une voiture qui brouille les signaux cellulaires pour empêcher les terroriste de faire sauter leur bombe au passage du président, cette Myotis va brouiller les fréquences sur lesquelles les dronistes contrôlent leurs appareils.

Pour les sites plus étendus, comme les centrales nucléaires, les installations aéroportuaires, les bases militaires, le britannique Blighter propose un système qui couple radar et caméras de tracking. Des antennes de brouillage se chargeront de faire tomber l’appareil. Airbus Defence & Space a dévoilé son système de repérage de drone.

Airbus-DS-Counter-UAV-System dévoilé sur Milipol 2015.

Le système anti-drone dévoilé par Airbus Denfece & Space sur Milipol 2015.

Celui-ci couple un radar Spexer 500 d’une portée de 9 km avec un système de Z:NightOwl Z, système optronique couplant de multiples capteurs. Tout comme le Blighter et le DroneRANGER du suisse SCG & MGT, tous ces dispositifs se contentent pour l’instant de brouiller les fréquences. Hormis le drone lanceur de filet de Malou Tech il n’y avait pas de dispositifs plus offensifs contre les drones. Ni laser, ni canon, ni missiles à fléchettes pour l’instant, Milipol 2016 pourrait bien voir une escalade de ces systèmes. Selon Les Echos, en octobre dernier, attirés par les fonds de l’ANR, pas moins de 40 systèmes sont en cours de développement rien que pour la France. La chasse au drone sera ouverte.

 

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