Axa assortit une assurance santé à un objet connecté

AxaAXA offre une Withings Pulse O2 aux 1 000 premiers clients qui vont souscrire à sa complémentaire santé. Une aubaine quant on sait que ce tracker d’activité est commercialisé environ 120 €, une offre d’autant plus alléchante que l’assureur offre un chèque « médecine douce » de 50 € pour ses clients qui marcherons au moins 7000 pas par jour et deux chèques s’ils dépassent les 10 000 pas par jours recommandés par l’OMS. Un ballon d’essai pour l’assureur qui va pouvoir tester le niveau d’acceptation du marché pour des assurances liée à un objet connecté.

Le Quantified Self intéresse naturellement les assureurs

S’il est un secteur qui voit dans les objets connectés une opportunité de faire évoluer son business model, c’est bien celui de l’assurance. Après une tentative plus ou moins tuée dans l’œuf par la CNIL de placer des mouchards dans les voitures, Axa couple une offre d’assurance santé à un tracker d’activité. Pour vendre son offre Molulango, l’assureur offre 1 000 trackers d’activité Withings Pulse O2 et offre des chèque cadeau aux assurés qui marchent plus de 7 000 et 1 000 pas par jour.Withings_PulseO2_Street_blackclipLe mouchard sera donc au poignet ou sur les vêtements de l’assuré, Withings communiquant à l’assureur le nombre de pas effectué par l’assuré pendant la période de l’opération qui est présentée comme un jeu. La lecture du règlement de ce jeu Withings montre le souci de dédramatisation de l’opération : Withings ne communiquera que le nombre de pas réalisés alors que le concepteur dispose de bien plus d’informations de santé qui pourraient intéresser l’assureur. Les données seront ensuite anonymisées à l’issue du « jeu ». Axa ne va donc pas tirer beaucoup d’information sur les habitudes de ces 1 000 clients et ne va pas charger leurs habitudes de vie vu la brièveté de l’opération. Il s’agit bien d’un test non pas du dispositif technique, de l’offre commerciale elle-même puisque le bonus de quelques dizaines d’euros de chèques cadeaux est finalement assez minime. Le vrai enjeu de l’opération, c’est voir si les français se précipiteront sur ces 1000 Pulse O2 et si surtout les associations de consommateurs et influenceurs vont s’indigner devant cette intrusion d’un assureur dans la vie privée de l’assuré. Si l’opération se déroule sans encombre, le premier assureur mondial pourrait bien se montrer plus innovant dans ses prochaines offres.

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