Henri Seydoux, Parrot : “Réinventer les objets par le software, c’est ça le truc de base des objets connectés”

Henri-Seydou,-fondateur-de-ParrotFondateur de Parrot, Henri Seydoux était inviter à témoigner sur la scène des Techdays 2014 lors de la session plénière consacrée à l’Internet des Objets. L’entrepreneur n’avait pas la langue dans sa poche, c’est le moins que l’on puisse dire. Il a profité de l’occasion pour évoquer l’histoire de Parrot, un pionnier des objets connectés et notamment un des grands vulgarisateurs du drone auprès du grand public. Il avait d’ailleurs dans sa poche le tout nouveau drone que s’apprête à commercialiser l’industriel, l’AR Done Mini. Une intervention brute de fonderie.

“Au fond, on est une boite de soft…”

En novembre 2013, Henri Seydoux montrait l'AR Drone à Steve Ballmer à l'occasion de sa visite à Paris.

En novembre 2013, Henri Seydoux montrait l’AR Drone à Steve Ballmer à l’occasion de sa visite à Paris.

Henri Seydoux a été invité sur la grande scène du palais des congrès de paris pour évoquer l’impact de l’Internet des Objets dans l’agriculture. Un thème rapidement évacué par le fondateur de Parrot. Certes, le français a commercialisé le Power Flower, un objet connecté veillant à la santé des plantes d’intérieur, mais on ne peut pas véritablement appeler ça de l’agriculture. Henri Seydoux a surtout évoqué la genèse de Parrot et ce que l’Internet des Objets va changer. « Chez Parrot, notre truc c’est les objets connectés. On a fait des objets connectés comme Mr Jourdain, sans vraiment savoir ce que l’on faisait, parce qu’au fond, on est une boite de soft. On est une boite de traitement de signal et notre truc, c’est la reconnaissance vocale. On s’est mis à faire de la reconnaissance vocale dans les bagnoles, à faire des systèmes mains libres. Donc, il y a 15 ans, on a commencé à faire des objets connectés, et on a adoré ! »

“Un objet connecté, c’est trois choses : un objet simple, une app et le Cloud”

Le-prototype-de-l'AR-Drone-Mini

Henri Seydoux dévoile le prototype de l’AR Drone Mini lors des Techdays 2014.

Pionnier des objets connectés, Henri Seydoux a livré sa définition du domaine : « Un système connecté, c’est un système qui marche sur 3 trucs : Le premier, c’est l’objet. Il peut être très simple. Dans le cas du Flower Power, c’est 3 capteurs et une puce Bluetooth. Cet objet il est relié à une app sur un ordinateur que tout le monde a : le Smartphone ou la tablette. Et puis cette app, elle est reliée au Cloud dans lequel le gros boulot pour Flower Power a été de constituer une base de données des plantes d’appartement. »

« Ce que je cherche à faire en tant qu’entrepreneur, c’est gagner de l’argent. J’essaye de faire des trucs grands publics, des trucs étonnants, qui frappent l’imagination et, d’une certaine manière sont comme des objets de mode : ils se suffisent à eux-mêmes. On se dit Wow, j’achète et pas des trucs que l’on doit développer pendant des dizaines d’années. »

Le drone eBee de Parrot

Le drone eBee de Parrot

« C’est en faisant c’est objets connectés que je me suis dit qu’on devait pouvoir faire des jouets, faire des trucs vraiment marrant avec la techno d’aujourd’hui. C’est comme ça que, presque par hasard, j’ai fait des drones. On a fait des drones chez Parrot en ce disant qu’avec les puces Wifi, avec les petites caméras qu’il y a dans les téléphones, on devait pouvoir faire des jouets comme on n’en avait jamais vu avant. L’idée c’est de faire voler un microprocesseur puissant  et de faire des choses avec. On a commencé par faire des drones jouets, des centaines de milliers et on espère en vendre encore plus avec le nouveau que j’ai dans ma poche, et, avec Polytechnique de Lausanne, on a fait des drones à usages professionnels.

“J’ai connu une époque où il fallait tout écrire soi-même.”

« C’est quoi l’intérêt de toute cette techno ? C’est de foutre du software partout. C’est ça, pour moi, le truc le plus intéressant dans les objets connectés. D’autant plus qu’aujourd’hui, toute la plomberie du software, l’Operating System, il y a des versions Open Source vachement bien, tous les soft de comm. etc. Toute la plomberie existe, vous pouvez faire des trucs super sophistiqués. J’ai connu une époque où il fallait tout écrire soi-même. Aujourd’hui, on peut se concentrer que sur les trucs hyper-intéressants, en particulier le traitement d’images. Il y a toujours beaucoup de traitement du signal dans les produits Parrot. »

L'imagination au pouvoir : le Power Flower, un objet connecté pour une plante signé Parrot.

L’imagination au pouvoir : le Power Flower, un objet connecté pour une plante signé Parrot.

« L’objet connecté permet de mettre du software partout. L’opportunité de réinventer les objets par le software, c’est ça le truc de base des objets connectés et c’est là où on peut faire des trucs étonnants.  Car tous les grands trucs vont arriver : la maison, les interrupteurs, les ampoules, les machines à laver, les voitures, la chaudière, les montres qui vont prendre ton pouls toute la journée. Pour une startup comme Parrot, en plus de tous les trucs qui vont arriver faits par Apple, Microsoft, Google etc. il y a des opportunités de réinventer des objets, de les repenser grâce au software. »

 

 

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