L’Europe mise sur la cobotique pour son aéronautique

ValeriL’aéronautique est un secteur bien moins robotisé que le secteur automobile. La grande taille des appareils et le nombre limité des séries produites à limité l’impact de la robotique à quelques tâches précise. Néanmoins, dans sa lutte commerciale avec les américains, l’Europe et tout particulièrement Airbus doit accroître ses cadences de production pour ne pas laisser filer des commandes chez son rival Boeing. La robotique ou plus précisément la cobotique, ces robots capables de travailler avec les humains, est l’une des solutions étudiées. Le projet de recherche VALERI a pour but de valider le concept dans les ateliers d’Airbus et de ses sous-traitants. Les cobots devraient envahir les ateliers en octobre 2015.

Un projet de recherche mené par l’Allemagne

Mobile robots support airplane manufacturers

L’omniRob, le cobot mis au point dans le cadre du projet VALERI. Il dispose de 12 degrés de liberté synchronisé.

Baptisé VALERI pour Validation of Advanced, Collaborative Robotics for Industrial Applications, le programme de recherche sur les cobots dans l’aéronautique est mené par le Fraunhofer Institute. Financé à hauteur de 3,6 millions d’euros par l’Union Européenne elle implique deux industriels Airbus DS et son fournisseur de rang 1 FACC AG, ainsi que des experts de la robotique IDPSA, Prodintec, Profactor GmbH ainsi que le constructeur de robots KUKA. Ces derniers ont mis au point omniRob, un robot mobile sur 12 axes. Un bras robot capable de se déplacer dans l’atelier de montage d’un avion et capable de se placer en hauteur pour intervenir sur l’imposant fuselage d’un A380, par exemple.

Un problème à régler : la cohabitation du robots avec les ouvriers

La première application dans les ateliers d’Airbus étudié dans ce projet sera la pose d’enduit sur les joints. Le robot devra être capable de se déplacer seul dans le hall de montage pour aller accomplir sa tâche. Il devra donc détecter les humains et réagir en conséquence afin de ne pas les blesser. Il faut donc commencer à implémenter la première loi d’Asimov, c’est à dire ne pas blesser un être humain. L’omniRob est donc doté de détecteurs pour repérer les humains autour de lui, mais aussi d’une « peau » artificielle. C’est elle qui permet au robot de détecter tout contact et de s’immobiliser s’il vient à toucher un opérateur.

La publication des résultats de cette expérimentation sont attendus pour juin 2015.

Sources :
« Robots lending a helping hand to build Airbus planes », Communiqué Union Européenne, 20 août 2014
« Mobile Robots Support Airplane Manufacturers », Communiqué Fraunhofer, 1er avril 2014

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