Un premier exosquelette au travail sur un chantier naval Daewoo

Sommaire du dossier
  1. Dossier Exosquelettes
  2. Un premier exosquelette au travail sur un chantier naval Daewoo
  3. La Navy teste ses premiers exosquelettes

DSME-ExoskeletonAnnoncée l’an dernier par l’équipe robotique de DSME, les chantiers navals du coréen Daewoo, le premier exosquelette est actuellement testé. Ce qui n’est encore qu’un prototype et cet exosquelette baptisé RoboShipbuilder affiche des performances plutôt modestes. Son autonomie serait de 3 heures et il ne pourrait pas porter plus de 30 kg. Il s’agit néanmoins d’une première sur un site industriel et ses performances devraient rapidement augmenter. Sa structure carbone devrait permettre à son opérateur de porter des pièces d’acier pouvant aller jusqu’à 100 kg. Néanmoins les ambitions de son créateur, Gilwhoan Chu, vont bien au-delà.

La Corée en avance dans la robotisation de ses chantiers navals

L'exosquelette

L’exosquelette « Iron Man » de DSME tel que présenté en 2013.

Vision 2020, la stratégie de l’équipe robotique de DSME est extrêmement ambitieuse : concevoir ses propres robots de soudure, de grenaillage et donc exosquelettes adapté à son activité de construction navale. DSME est un énorme chantier où le coréen assemble des tankers, porte-containers et autres plateformes pétrolières les plus importants. L’article du New Scientist qui révèle la mise en service du RoboShipbuilder chez Daewoo évoque une étude menée par l’US Navy qui classe les chantiers navals coréen parmi les plus avancés en termes de robotisation. En 2012, l’un d’eux réalisait déjà 68% des soudures au moyen de robots. Deawoo compte bien pousser cet avantage concurrentiel en complétant ses robots avec des humains « augmentés ».

La technologie de l’exosquelette évolue encore rapidement

L'exosquelette RoboShipbuilder en cours de test dans un chantier naval de DSME.

L’exosquelette RoboShipbuilder en cours de test dans un chantier naval de DSME.

Par rapport à la présentation réalisée par l’équipe de Gilwhoan Chu voici un an, cet exosquelette alors baptisé « Iron Man » a bien évolué. Le point d’encrage initialement placé au-dessus de la tête de l’opérateur passe au niveau de sa poitrine, mais surtout l’équipe coréenne, semble être passé de la technologie pneumatique à l’électrique. Un choix qui lui permet d’afficher un poids de seulement 28 kg. En un an, le RoboShipbuilder a beaucoup évolué et évoluera encore. Sur le site web de DSME, on peut voir un exosquelette porter une charge de 1 tonne. L’image 3D semble assez éloignée de ce que sera véritablement un exosquelette d’une telle capacité, mais elle donne une idée de l’ambition de Gilwhoan Chu à l’horizon 2020. Sources : « Korean Shipbuilder Testing Industrial Exoskeletons for Future Cybernetic Workforce », IEEESpectrum, 5 août 2014 « Robotic suit gives shipyard workers super strength », NewScientist, 4 août 2014 « DSME’s New Technology », Communiqué DSME, 6 mai 2013 « Vision 2020, Commercialization of High-Performance Robots », DSME

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