La F1 lève le pied sur le calcul intensif

F1-2015-CFD-(Photo-Ansys)Le Conseil Mondial du Sport Automobile de la FIA vient de publier le règlement 2015 du championnat du monde de Formule 1. Afin de sauver plusieurs équipes sur le fil du rasoir, la FIA veut tailler dans les coûts.
Parmi les mesures prises, les équipes vont devoir restreindre leurs tests en soufflerie, mais aussi leur usage des supercalculateurs. L’usage du calcul intensif est l’une des clés de la performance en F1 mais la FIA veut arrêter l’escalade de la puissance.

Quoi de plus complexe qu’un règlement de championnat de Formule 1 ?

Le sillage d'une BMW Sauber F1 modélisé et calculé par un logiciel de simulation CFD Ansys.

Le sillage d’une BMW Sauber F1 modélisé et calculé par un logiciel de simulation CFD Ansys.

WT <= WT_limit (1 – CFD/CFD_limit)
avec WT = Wind On Time,
WT_limit = 30 heures,
CFD = utilisation de Teraflops pour la CFD
et CFD_limit = 30 Teraflops.
C’est la formule qui régit cette année l’usage de la soufflerie et du calcul intensif par les écuries de Formule 1. Une formule amenée à changer légèrement pour la saison prochaine. Les écuries vont avoir réduire leurs ambitions : La puissance (CFD_limit) va passer de 30 à 25 Teraflops et le temps d’utilisation de la soufflerie (WT_limit) descend de 30 à 25 heures par semaine.

En F1, le calcul intensif ne suffit pas

Albert 2, le supercalculateur de l'équipe Sauber.

Albert 2, le supercalculateur de l’équipe Sauber doit cohabiter avec l’imposante soufflerie.

La formule de calcul mise en place par la FIA limite donc à la fois l’usage des souffleries, des supercalculateurs mais impose aussi aux écuries de trouver un équilibre entre ces deux disciplines pour mettre au point la meilleure aérodynamique pour leurs monoplaces. En 2010, Richard Branson avait créé l’écurie Virgin Racing en ne s’appuyant que sur le calcul intensif. Les simulations numériques type CFD (Computational fluid dynamics/ calculs de mécanique des fluides) devant palier l’absence de soufflerie. Les résultats avaient été calamiteux. Les écuries de F1 réalisent donc des milliers de simulations numériques sur leurs supercalculateurs, avant d’en tester quelques-unes en soufflerie puis enfin envoyer leurs productions sur la piste en croisant les doigts pour que ça fonctionne comme calculé initialement. Un process qui n’est toujours pas exempt d’erreurs et de fausses pistes. Les pilotes de la Lotus F1 2014 peuvent en témoigner . Avec son double nez, elle est probablement très performante en simulation et en soufflerie, mais elle ne décolle pas de la queue de classement en course. En 2015, les écuries devront donc mieux utiliser leurs souffleries et leurs calculateurs pour aller chercher la performance ultime.

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