Le suisse Flyability remporte le prix « Drones for Good »

GimballImaginez une catastrophe type Fukushima, avec des bâtiments effondrés, des lignes à haute tension à terre, des décombres de toute parts. Le drone est l’outil idéal pour cartographier la catastrophe, vérifier s’il y a des survivants avant d’aller risquer la vie d’une équipe de sauvetage. Un environnement difficile duquel un drone volant à bien peu de chances de revenir entier. Perte de contrôle par l’opérateur, fumées, reconnaissance indoor, rien ne fait peur au Gimball, le drone sur lequel travaillent les chercheurs suisses de Flyability, un drone « incassable » qui vient de recevoir le grand prix « Drones for Good » décerné pour la toute première fois par les Émirats arabes unis.

Gimball, un drone qui n’a pas peur d’aller au contact

L’aventure continue pour Flyability, la spinoff de l’EPFL, l’École polytechnique fédérale de Lausanne. Patrick Thévoz, son fondateur vient de recevoir des mains du prince Mohammed bin Rashid Al Maktoum un chèque de 1 million de dollars pour mener à bien ce projet. C’est le grand vainqueur des premiers ‘UAE Drones for Good Awards’, une initiative des Emirats pour distinguer les meilleurs projets de drones liés à l’humanitaire, à l’écologie. Flyability gagne le million de dollars du prix international tandis que le prix réservé aux projets nationaux est revenu au projet ‘Wadi Drones’ qui vise à répertorier la faune et la flore du désert.

Quelques jours après avoir négocié un nouveau tour de financement, Flyable va pouvoir mener à bien la mise au point du Gimball et sa commercialisation grâce au prix de 1 million de dollars remis par les Emirats.

L’idée du Gimball est désarmante de simplicité : plutôt que de barder un drone de capteurs et d’une grosse puissance de calcul pour tenter d’éviter des obstacles en dépit d’un environnement difficile, notamment l’obscurité, la fumée, pourquoi ne pas le laisser percuter les murs…
Le Gimball est en fait entouré d’une sphère géodésique semi rigide, en tout point comparable à un jouet. Comme un coléoptère qui percute un mur sans trop de dommages avant de poursuivre son vol dans une autre direction, le Gilmbal peut se heurter aux obstacles sans se briser et peut les longer afin de poursuivre son chemin. Au delà de l’idée, le savoir faire développé à l’EPFL et exploité avec succès par Flyability, c’est que le drone n’est pas fixé à cette boule protectrice, mais dispose de deux axes de rotations qui lui permettent de toujours rester à la verticale et donc pouvoir continuer son vol sans chuter. Même lâché au milieu d’une foret, le drone peut tenir son cap, même s’il heurte de multiples tronc d’arbre en chemin. Cerise sur le gateau, on peut même lâcher le drone au milieu d’une foule sans peur qu’il ne blesse quelqu’un. Une approche qui reste toutefois valide que pour des drones d’un poids très limité.
Un nouveau succès pour la start-up helvète qui a collectionné les prix en 2014. Reste à la startup a développer les capacités de géolocalisation indoor de son drone, notamment lui donner la capacité de revenir à son point de départ.

Source :

« ‘UAE Drones for Good Award’ Announces Winner of US$1 Million International Prize », Communiqué de presse, 7 février 2015

 

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