FVL, le futur hélicoptère de l’armée américaine

JMR-AVX_AircraftIl n’entrera en service que dans les années 2030. Le futur hélicoptère de l’armée américaine devrait remplacer pas moins de 4 appareils actuels. L’appareil qui sera sélectionné sera le successeur d’appareils aussi différents que le Black Hawk, l’Apache, le Chinook et le petit Kiowa. Un sérieux défi industriel qui pourrait bien tourner au naufrage si on prend l’exemple du programme du F-35. L’armée américaine  cherche a réduire le risque en adoptant une nouvelle gestion de projet, mais aussi une nouvelle manière de développer le software de ce futur hélicoptère à tout faire.

Un programme qui ne doit pas répéter les erreurs du F-35

Lancé dans les années 90, le programme de l’avion de combat F-35 visait a répondre aux attentes de l’US Air Force, des Marines, de la Navy, de la Royal Navy. Résultat, un programme qui atteint aujourd’hui les 400 milliards de dollars, avec un dépassement de budget de 70%. Un désastre financier et technique puisque l’avion est incapable d’atteindre les performances pour lesquelles il a été commandé et il ne peut toujours pas entrer en service en l’état.

Le Sikorsky-Boeing SB-1 Defiant, l'un des deux candidats encore en lice dans le programme FLV.

Le Sikorsky-Boeing SB-1 Defiant, l’un des deux candidats encore en lice dans le programme FVL.

Avec un cahier des charges pour le moins contradictoire, l’appareil devant remplacer l’hélicoptère de combat Apache, l’hélicoptère de transport moyen Black Hawk, le lourd Chinook et l’hélicoptère de reconnaissance Kiowa, le programme Future Vertical Lift (FVL) semble prendre le même chemin. Cependant l’armée américaine cherche à ne pas refaire les mêmes erreurs. L’une des idées évoquées par les experts du Pentagone serait de découper le programme en de multiples mini-programmes plus faciles à gérer, et surtout dont les budgets seront plus simples à négocier auprès du congrès. Autre piste, aller piocher chez les industriels des composants et pièces existantes, y compris sur les appareils civils et maximiser le nombre d’organes commun entre les différentes versions du FVL. Un écueil à cette approche, le « Buy America ». EADS s’est déjà retiré du programme car l’européen aurait du « offrir » au Pentagone sa propriété intellectuelle sur son appareil en cas de victoire.

Du hardware standardisé et du software développé en « Model based » pour arriver dans les temps

Descendant direct du Bell Boeing V-22, le V-280 "Valor" a passé la première sélection du programme FVL.

Descendant direct du Bell Boeing V-22, le V-280 « Valor » a passé la première sélection du programme FVL.

L’armée américaine parviendra-telle à ne pas voir s’enliser le programme comme ce fut le cas avec le F-35, rien n’est moins sûr. Néanmoins, le Pentagone estime contenir les coûts grâce à des pièces standardisées quant aux développements logiciels, source de délais supplémentaires sans fins pour le F-35, c’est sur les développements « Model based », donc la génération de code automatique que l’armée mise pour arriver dans les temps.

Le programme FVL démontrera, ou pas, si cette approche est la bonne pour faire face à l’explosion des coûts et des dérapages des grands programmes militaires.

Source :

« Future Vertical Lift Begins Open Software Quest », Breaking Defense, 19 novembre 2014

« Flawed F-35 Fighter Too Big to Kill as Lockheed Hooks 45 States », Bloomberg, 22 février 2013

 

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