HP commercialise enfin son imprimante 3D

HP-Jet-Fusion-3D-3200-PrinterAnnoncée en 2013, la voici enfin ! Hewlett-Packard commercialise officiellement l’HP Jet Fusion 3D, la toute première imprimante 3D conçue par les ingénieurs de l’américain. Le leader mondial des imprimantes se contentait jusqu’à aujourd’hui de commercialiser des imprimantes 3D uPrint, des imprimantes FDM conçues par Stratasys. HP passe enfin à la vitesse supérieure avec des modèles poids lourds.

HP va lancer un app store de matériaux ouvert pour ses imprimantes 3D

L’objectif assigné en 2013 aux ingénieurs d’HP par Meg Whitman était clair : développer une imprimante 3D 10 fois plus rapide que les imprimantes 3D de l’époque pour une qualité d’impression supérieure. La réponse au cahier des charges écrit par la patronne d’HP est la technologie « multi-agent » qui permet de générer des objets constitué de plusieurs matériaux à grande vitesse. Le communiqué officiel annonce une vitesse d’impression de l’ordre de 340 millions de voxels par seconde.

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L’usine du futur selon HP, 100% digitale, 100% impression 3D.

HP aborde le marché de l’impression 3D avec un catalogue de 2 modèles. L’HP Jet Fusion 3D 3200, version d’entrée de gamme se destine au prototypage rapide « légers ». Son prix catalogue sera de 120.000 $ Le modèle HP Jet Fusion 3D 4200, plus puissant se destine au prototypage, mais aussi à la production de petites séries. Cette version sera la première disponible. Les principaux marchés européens la verront arriver en fin d’année. Mais outre les imprimantes elles-mêmes, HP veut construire un écosystème industriel autour de cette nouvelle activité impression 3D. Pour y parvenir, HP considère que ses HP Jet Fusion 3D seront des plateformes « ouvertes ». Ce sera notamment le cas des matériaux qui seront disponible pour elles. L’américain compte créer un app store de matériaux et les partenaires vont être certifié pour proposer leurs matériaux aux clients HP. Parmi les premiers partenaires associés à cette annonce figurent Arkema, BASF, Evonik et Lehmann & Voss. HP semble donc disposé à partager le magot des consommables avec des alliés. Cette stratégie devrait permettre aux imprimantes HP d’imprimer plus de 50% des plastiques disponibles estime-t-on à Palo Alto.

3D-Material-CartridgeOutre une diversification des matériaux et couleurs disponibles, HP travaille déjà sur des applications innovantes pour ses imprimantes. Le communiqué mentionne l’intégration de capteurs directement dans les objets imprimés ainsi que de l’intégration de marqueurs invisibles dans les pièces.

HP a associé à ce lancement une belle brochette d’industriels et de prototypistes avec Nike, BMW, Autodesk, Jabil, Johnson & Johnson, Materialise, Proto Labs, Shapeways et Siemens. Quelques semaines après l’annonce de Lenovo qui aborde le marché de l’impression 3D par le grand public et les makers, HP mise clairement sr le haut de gamme pour se tailler la part du lion d’un marché d’une douzaine de milliards de dollars à l’horizon 2020 pour les estimations les plus basses.

 

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