Impression 3D métal : Airbus choisit l’impression par faisceau d’électrons

Dans sa course contre Boeing afin de produire le plus d’avion de ligne, Airbus mise sur l’innovation. Parmi les moyens de production mobilisés par l’avionneur européen, la robotique et l’impression 3D. Depuis quelques années Airbus  monte en puissance sur les technologies de fabrication additive pour produire des pièces plastique et maintenant des pièces en métal.  Comme beaucoup d’industriels, Airbus a investi sur la technologie SLM (Selective Laser Melting) mais, depuis le mois de décembre dernier une nouvelle technologie à rejoint l’arsenal Airbus : l’impression par faisceau d’électrons.

L’impression par faisceau d’électrons pour imprimer des pièces de structure de grande dimension

L’américain Sciaky vient d’annoncer avoir installé une de ses imprimante 3D chez un client de renom, Airbus. A la différence des imprimantes SLM qui chauffent de la poudre métallique au moyen d’un laser, l’EBAM 110 de Sciaky fait fondre un fil métallique au moyen d’un faisceau d’électrons. Une technologie en droite ligne avec les techniques de soudure à l’origine de la société. Sciaky a développée la technologie  EBAM (Electron Beam Additive Manufacturing) en 2009 et elle a utilisée pour la première fois par  Lockheed Martin Space Systems afin de produire des réservoirs de fusée en titane. Plus récemment Lockheed-Martin a sélectionné cette technologie pour produire des pièces de structure du chasseur F-35.

Comme la technologie rivale SLM, l’EBAM permet de produire des pièces en divers métaux, dont l’acier inoxydable et surtout le titane et l’Inconel, des métaux très prisés des avionneurs. Selon les chiffres avancés par Sciaky, sa technologie serait bien plus rapide que les solutions d’appuyant sur les poudres métalliques.

Un élément de structure tel qu’Airbus va produire au moyen de son imprimante 3D Sciaky EBAM 110. (Photo: Sciaky)

Le constructeur de l’EBAM 110 évoque une impression au rythme de 3,18 à 9,07 kg par heure. Toujours selon les chiffres avancés par le constructeur, sa technologie offre un rythme d’impression bien plus rapide que l’impression SLM, mais aussi l’EBM qui combine faisceaux d’électrons et poudre métallique.

Sciaky a couplé son système d’impression à une caméra vidéo qui analyse en temps réel l’impression et ajuste les paramètres afin de maintenir une qualité d’impression aussi uniforme que possible.

Autre atout de cette imprimante 3D, elle est capable de produire des pièces de grandes dimensions.  Airbus va notamment utiliser cette machine afin de produire des pièces de structure de grand dimension dont la taille pourra atteindre 5,79 mètres de longueur. Le constructeur a présenté un longeron qui préfigure ce qu’Airbus attend de son EBAM 110. On le sait, en 2017 Airbus doit commencer à intégrer des pièces métalliques réalisées en impression 3D dans son Airbus A350. Nul doute que certaines d’entres elles seront produites par faisceaux d’électrons.

Source : « Sciaky to Deliver Large, Industrial-Scale Metal 3D Printer to Airbus », Communiqué de presse Sciaky, 13 décembre 2016

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