K, le supercalculateur qui dope l’automobile japonaise

Supercalculateur KL’université d’Hokkaido et le centre de calcul japonais de Riken viennent de dévoiler quelques chiffres quant à l’utilisation du supercalculateur K par l’industrie automobile japonaise.

13 constructeurs et industriels du secteur ont accès au plus puissant ordinateur de l’archipel afin d’améliorer leurs résultats de simulation numérique. Leur objectif est notamment de concevoir des véhicules plus performants d’un point de vue aérodynamique et donc en termes de consommation.

Plus de puissance pour des simulations plus précises

Makoto Tsubokura, professeur associé de l'école d'engineering de l'université d'Hokkaido milite pour la montée en puissance des supercalculateur pour améliorer les simulations des constructeurs automobiles.

Makoto Tsubokura, professeur associé de l’école d’engineering de l’université d’Hokkaido

Premier calculateur au monde à passer la barre des 10 Petaflops, le K est l’ordinateur le plus puissant du Japon et il pointe encore en 4ième place du classement mondial. Cette machine et ses 88.128 processeurs SPARC64 VIIIfx est notamment exploitée par un consortium de 13 constructeurs et industriels japonais du secteur automobile, dont Honda, Suzuki.

Makoto Tsubokura, professeur associé de l’école d’engineering de l’université d’Hokkaido, souligne que grâce à l’accès à une machine de la classe petaflopique, la résolution des modèles 3D testés atteint désormais le millimètre, et le nombre de cellule de calcul atteint désormais les 20 milliards. A titre de comparaison, avec une machine Teraflopique, la résolution n’est que de 10 mm et le nombre de cellule de l’ordre de quelques centaines de milliers de cellule, jusqu’à 1 million.

De nouveau phénomènes peuvent désormais être simulés

SuzukiLa puissance disponible permet de réduire la marge d’erreur entre le calcul et les données réelles. Celle-ci, de l’ordre de 5% serait abaissée à 2% seulement. En outre, le chercheur affirme avoir mis au point des techniques de maillage des modèles, une étape indispensable à la simulation numérique qui permettent de multiplier par 100 la vitesse des simulation.
Ce calcul « haute-résolution » permet d’accroître le nombre de phénomènes qu’il est possible de simuler numériquement. Les calculs d’aérodynamique seront plus fiables, mais il sera possible de simuler le comportement du véhicule face à des bourrasques, des vents latéraux ou encore les bruits aérodynamiques, le refroidissement du moteur et des freins, et même les traces de salissures.
La course à la puissance des supercalculateurs est loin d’être seulement une question de prestige entre superpuissances, c’est un facteur de compétitivité très direct pour leurs industriels.
Source : « Automotive Aerodynamics Simulation Using a Supercomputer », Diginfo, 24 octobre 2014

 

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