L’Internet des objets, guest star des Microsoft Techdays 2014

Microsoft Techdays 2014La troisième journée des Techdays 2014 a débuté sur une session plénière consacrée à l’Internet des Objets. Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft France a reçu sur scène quelques-unes des figures de l’Internet des objets « Made in France ». Antoine Durant, Responsable de la R&D de Décathlon, le pionnier de l’objet connecté Rafi Haladjian, fondateur de Sen.se, Henri Seydoux, le fondateur de Parrot venue montrer le prototype de son prochain drone, aussi agaçant qu’un moustique, ou encore Frédéric Dittmar, Directeur général adjoint d’IER (Bolloré/Autolib) pour n’en citer que quelques-uns. Pour sa part, Microsoft a fait une démo de .NET Gadgeteer, démo qui a failli tourner au fiasco, mais qui a finalement été un succès.

19000 personnes ont assisté aux Techdays 2014

Bernard Ourghanlian Microsoft Techdays 2014

Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft France, détaille sa vision de l’Internet of Everything lors des Techdays 2014.

Rendez-vous annuel incontournable de tout développeur Microsoft qui se respecte, les Techdays 2014 ont accueilli cette année 19.000 personnes Porte Maillot à Paris ces 11, 12 et 13 février. Une réussite pour l’éditeur qui proposait, comme à son habitude, pléthore de sessions de tous types. Le programme était toutefois plus léger que les années précédentes en ce qui concerne l’embarqué et la robotique. Néanmoins, une session plénière était consacrée à l’Internet des Objets, signe de l’importance que vont prendre les objets connectés dans le business model des éditeurs de logiciels et des fournisseurs de Cloud Computing. Si Microsoft est moins offensif qu’IBM sur la communication autour de l’Internet des Objets et si l’éditeur n’a pas encore réalisé une acquisition de l’ampleur de celle de Nest par Google voici quelques semaines, Bernard Ourghanlian n’en a pas moins souligné l’importance qu’il accorde à l’Internet des Objets : « Après l’explosion des réseaux sociaux qui ont bouleversé les relations entre les hommes, l’Internet des Objets constitue, à n’en pas douter, une nouvelle étape dans cette numérisation de notre monde. Ce nouveau paradigme est perçu par les analystes comme une nouvelle révolution, à tel point qu’on est passé par un prompt glissement sémantique de l’Internet of Things à l’Internet of Everything. Ce dernier résulte de  la convergence de quatre Internet qui n’en font qu’un : celui des objets, celui des informations (le web), celui des individus avec les réseaux sociaux et celui des lieux, Foursquare. »

Microsoft est-il en train de passer à côté du phénomène de l’Internet des Objets ?

Le FEZ Spider Starter Kit de GHI Electronics.

Le FEZ Spider Starter Kit, un kit compatible .NET Gadgeteer fabriqué par GHI Electronics. Il est commercialisé près de 250$.

Microsoft est passé à côté de la révolution des réseaux sociaux il y a 10 ans, et essaye maintenant de raccrocher ses wagons à celle de l’Internet des Objets. Très sport, Bernard Ourghanlian a du faire face à quelques remarques plutôt ironiques de ses invités sur l’intérêt de l’Open Source dans l’Internet des Objets de la part d’Henri Seydoux ou encore des interfaces gestuelles qui s’apparentent à un langage de sourds et muets pour Rafi Haladjian. Microsoft ne manque pas d’atouts, le plus important étant bien évidemment sa plateforme Cloud Azure, mais Bernard Ourghanlian a souligné que les technologies Microsoft ne sont pas totalement absentes côté objets. Il a présenté en vidéo les projets de Microsoft Rearch de lentille qui mesure le taux de glucose pour les diabétiques, ou encore un impressionnant projet de lentille de réalité augmentée. Il a aussi mené une démonstration à haut risque de la plateforme .NET Gadgeteer. Après quelques hésitations dues à un WiFi capricieux, le kit fourni par GHI Electronics a pu démontrer l’intérêt de la vision Microsoft. Développer en C# sur .NET depuis l’objets jusqu’à sa plateforme Cloud. Démonstration intéressante puisque de nombreux capteurs sont disponible sur cette plateforme. Reste le coût bien plus élevé de la plateforme .NET Gadgeteer face aux kits Arduino ou Raspberry. Si cette différence de prix (la carte seule est 2 à 3 fois plus chère que ses concurrentes) se retrouve dans les produits manufacturés, ça va être très dur pour Microsoft que d’imposer .NET dans les objets du futur.

 

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