L’Internet des objets pourra-t-il relancer la vieille Europe ?

Drapeaux-Européen1.000 milliards d’euros, c’est ce que représentera l’impact de l’Internet des objets sur les 28 pays de l’Union Européenne selon AT Kearney. Pour ces analystes, le marché des solutions IoT elles-mêmes représentera 80 milliards d’euros mais les objets connectés auront un impact qui ira bien au-delà.  Sur ce total de 1.000 milliards d’euros, les gains de productivité devraient représenter 430 milliards d’euros, les économies d’énergie et une meilleure maintenance 300 milliards, les gains de temps et une meilleure santé des européens 210 milliards de plus. L’Europe est bien placée face aux enjeux de l’IoT, mais celle-ci devra faire face à quelques lacunes.

L’IoT aura un impact fort sur les transports, le monde de la santé et le logement

IoT-GDP-impact-by-sectorPour expliquer ces chiffres faramineux, les analystes d’AT Kearney ont estimé l’impact de l’IoT sur 6 segments verticaux et pas moins de 40 applications. Ainsi, avec 245 milliards d’euros attendus, le segment des transports est celui qui va bénéficier le plus des objets connectés. Il va bénéficier de l’Internet des Objets par la réduction du nombre d’accidents, l’auto-partage, les plateformes de taxi et VTC, les voitures autonomes, une meilleures gestions des transports publics, la réduction des embouteillages, etc. Le secteur de la santé suit, avec 235 milliards d’euros, puis le logement et l’hôtellerie.

Le marché des 80 milliards d’euros de l’Internet des Objets va se répartir entre 10 milliards consacrés aux modules et composants électroniques, 15 milliards pour les réseaux M2M, 15 autres milliards pour les services Cloud, 1 milliard de logiciel, 22 milliards pour l’intégration de systèmes et enfin 18 milliards pour les services et l’agrégation des plateformes. IoT-solutions-marketLes analystes n’ont pas cherché à évaluer le marché des objets connectés eux-mêmes, un marché aux contours très incertains.

Face à cet enjeu majeur, les analystes d’AT Kearney estiment l’Europe plutôt bien placée, devant même les Etats-Unis si ses entreprises parviennent à bien négocier ce virage. De plus, ils soulignent certaines faiblesses, notamment dans le domaine des composants, des logiciels. Des lacunes que l’industrie va devoir palier si l’Europe veut pouvoir prétendre décrocher ce pactole des 1.000 milliards d’euros de l’Internet des objets.

Source : « The Internet of Things: A New Path to European Prosperity », Etude AT Kearney, 7 janvier 2016

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