Zephyr, un nouveau Linux pour l’Internet des objets

ZephyrIl existe déjà plusieurs distributions Linux temps réel a priori adaptée pour l’Internet des objets. Néanmoins, leurs exigences en termes de mémoire, puissance de traitement et donc consommation électrique les exclu de facto de bien des objets connectés. Placé sous sous l’égide de la Linux Foundation, ce nouveau projet est porté par Intel, NXP Semiconductors et Synopsys. Celui-ci sera officiellement présenté lors du salon Embedded World 2016 dans quelques jours. A Nuremberg, les promoteurs du projet vont un lancer  un appel aux développeurs pour qu’ils se rallient à Zephyr.

Un OS temps réel (de plus) pour les objets connectés

Fonctionner sur les objets connectés les moins coûteux, c’est l’ambition de ce nouvel OS embarqué temps réel Zephyr. Pour y parvenir, son noyau a été rendu modulaire, ce qui veut dire qu’il peut être scindé en deux partie. La partie basse, baptisée nanokernel, où sont regroupées les fonctions essentielles de l’OS peut fonctionner seule.
Elle se contenterai alors de seulement 10 Ko de mémoire sur un microcontrôleur 32 bits.
Divers moyens de communication sont déjà supportés, dont le Bluetooth, Bluetooth Low Energy ainsi que le standard IEEE 802.15.4 (dont IPv6 et les protocoles ZigBee et le 6LoWPAN).

Rick Lehrbaum, fondateur de LinuxGizmos note les similitudes entre Zephyr et Rocket, l’OS temps réel édité depuis 2015 par Wind River, aujourd’hui filiale d’Intel. On en saura probablement plus sur la généalogie précise de ce Zephyr à la suite d’Embedded World 2016.

Linux-Zephyr-microkernel

Le noyau Zephyr peut être allégé jusqu’à se limiter au « nanokernel » seul afin de fonctionner sur les hardware les plus légers.

Pour l’instant, Zephyr est disponible sur plusieurs plateformes matérielles, dont l’Arduino 101 à base d’Intel Curie, dont avec des coeurs x86 et Synopsys ARC EM, l’Arduino Due (Atmel SAM3X8E ARM Cortex-M3 CPU), la carte Intel Galileo Gen 2 ainsi que la NXP FRDM-K64F Freedom board de NXP.
La version 1.0 du noyau est diffusée en licence Apache License, version 2.0. Le SDK, encore en version 0.7.2, se compose du minimum pour le système embarqué : compilateur Gcc pour x86, ARM, MIPS, IAMCU et ARC. Côté poste de développement,les ingénieurs disposeront de Gcc, Python 2.7 et de divers émulateurs QEMU (ARM/MIPS/i386).
Zephyr n’est qu’un OS temps réel ultra-léger de plus sur un marché déjà bien encombré. La caution de la fondation Linux sera-t-elle suffisante pour en faire l’Ubuntu de l’IoT ?

Sources :

« The Linux Foundation Announces Project to Build Real-Time Operating System for Internet of Things Devices », Communiqué de presse de la fondation Linux, 17 février 2016

« Meet Linux’s little brother: Zephyr, a tiny open-source IoT RTOS« , LinuxGizmos

 

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