Un Lockheed Orion reprend l’air grâce à une pièce plastique imprimée en 3D

Lockheed Orion (Photo: U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 2nd Class Jillian Lotti)Le Lockheed P-3 Orion est un avion tout droit venu de la guerre froide. Conçu dans les années 50, ce quadrimoteur avait alors pour mission de repérer les sous-marins soviétiques. Une belle machine aujourd’hui vieillissante et que la Navy américaine est en train de remplacer par le P-8 Poseidon, un Boeing 737 adapté aux missions en haute mer. Néanmoins quelques Orion sont toujours en service et l’un d’eux, le n°316 a connu une petite mésaventure. Une pièce de train d’atterrissage avant cassée, une panne qui n’est jamais survenue dans toute la carrière du vénérable Orion. Bien évidemment, Lockheed n’avait plus les outillages pour produire à nouveau la pièce et, comble de malchance, la piste de la base où a atterri cet infortuné Orion doit fermer cet été. Pour sauver ce magnifique avion qui vaut tout de même 36 millions de dollars, une solution a été trouvée : l’impression 3D.

La Navy démontre que l’impression 3D va révolutionner la maintenance

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Premier test concluant, le P-3 Orion n°316 peut reprendre l’air grâce à une pièce en plastique imprimée en 3D (Photo : U.-S. Navy / J. L. Wright Jr.)

La pièce cassée sur le train avant de l’Orion n°316 a fait faire des cheveux blanc aux techniciens de la Naval Air Station de Jacksonville. Ce centre de maintenance de la marine américaine a vu arriver cet avion avec son train d’atterrissage endommagé. Problème : la piste de cette base doit être fermée à partir du mois de juin or Lockheed-Martin, constructeur de l’avion, demande un mois et demi pour produire à nouveau cette pièce dont il n’existe aucun stock. Le délai demandé est trop long, l’avion allait se retrouver immobilisé. A force de brainstorming, une alternative est trouvée : l’impression 3D. Les ingénieurs de Lockheed-Martin ont alors envoyé le modèle 3D de la pièce manquante et les techniciens l’ont imprimée en ABS, le plastique dont sont fait les Lego, ce qui fait dire aux techniciens de Jacksonville qu’ils ont réparé l’Orion avec une pièce de Lego… Après quelques ajustements, la solution fonctionne. L’avion qui pèse tout de même plus de 60 tonnes peut reprendre du service. Une pièce à 300 $ qui a permis de sauver un avion de 36 millions de dollars.

Source : « 3-D printing takes shape at FRCSE, gets Orion back in air », Navair News, 18 mai 2015

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