Project Irides : Microsoft place la réalité virtuelle dans le Cloud

OculusLa puissance de traitement est un aspect épineux de la réalité virtuelle, notamment pour les concepteurs de lunettes. C’est la condition clef à une bonne immersion dans le monde virtuelle. Si la puissance embarquée est insuffisante pour afficher la scène 3D, le temps de latence, c’est à dire le délai d’affichage des images de la scène 3D en fonction des mouvements du porteur des lunettes s’allonge. Des images de plus en plus en saccadées, un univers virtuel décalé et c’est un effet immersif qui s’envole. Beaucoup de ceux qui ont essayé les premiers modèles d’Oculus ont éprouvé un sentiment de mal de mer à cause de cette latence. 30 ms de latence suffisent pour rendre la scène inconfortable. Pour les chercheurs de Microsoft, il existe une solution, le Cloud.

Microsoft pousse son Cloud Azure pour exécuter des jeux 3D et des applications de VR

Il y a quelques jours, les chercheurs de Microsoft Research publiaient les détails de sa technologie Kahawai. Celle-ci permet de soulager la puce graphique d’une Xbox ou d’un téléphone portable pour afficher des scènes 3D complexes. une partie des traitement sont transférés à un serveur dans le Cloud. Kahawai utilise le service de Cloud Computing Azure de Microsoft pour calculer les scènes 3D puis les renvoyer sous forme de flux vidéo H.264 facilement affichage par un terminal peu puissant. L’approche s’applique au jeux vidéo, mais aussi à la réalité virtuelle où elle pourraient apporter une réponse à ce besoin de faibles temps de latence.

Microsoft-Project-IridesMicrosoft veut appliquer cette approche au jeu, mais aussi aux casques de réalité virtuelle. Ceux-ci, qui doivent rester léger ne peuvent disposer d’une électronique très puissante, à moins de les rattacher à un PC puissant, comme c’est le cas des Oculus. Dans la démonstration présentée par les chercheurs, les chercheurs ont ramené le temps de latence d’une scène 3D de 120 ms à 13 ms seulement. Là encore, les calculs sont déportés dans le Cloud. Le dispositif dispose donc d’une puissance de calcul illimitée. Se pose néanmoins le temps de latence introduit par Internet puisque si la scène peut être calculée très rapidement, encore faut-il transmettre le flux vidéo via Internet. Les chercheurs ont contourné la contrainte en anticipant les calculs en fonction du mouvement engagé par le porteur du caque. Les images sont calculées à l’avance, transmises et c’est le casque qui les affiche si elles correspondent bien au mouvement.

Le Cloud, une solution vers des applications de réalité virtuelle sans limites de complexité et sans mal de mer à la clef ? La solution, encore inimaginable il y a quelques années semble maintenant possible.

Source :

« Irides: Attaining Quality, Responsiveness and Mobility for Virtual Reality Head-mounted Displays », vidéo Microsoft Research, 1 mai 2015

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