Feu vert de l’Europe pour la Quantino, une voiture à… électrolytes

QuantinoLe succès que Elon Musk est en train de dessiner Tesla Motors suscite de nombreuses vocations de « startupers » qui veulent créer à leur tour une voiture électrique. La Quantino ne fait pas exception à la règle et, avec son design plutôt réussi, elle pourrait bien trouver son public. Néanmoins, la Quantino sur laquelle travaillent les ingénieurs de nanoFlowcell n’est pas une voiture électrique comme tant d’autres. Celle-ci ne stocke pas son énergie dans une batterie Lithium-ion. Elle n’a pas de batteries du tout. Elle ne puise pas non plus son électricité dans de l’hydrogène, mais dans des électrolytes, une technologie mise au point par la NASA.

nanoFlowcell montrera 2 voitures à électrolytes lors du Salon de Genève 2016

La Quantino et la Quant F (version évoluée de la e-Sporlimousine de 2014) seront officiellement présentées au public lors du Salon de Genève 2016.

La Quantino et la Quant F (version évoluée de la e-Sporlimousine) seront officiellement présentées lors du Salon de Genève 2016.

Constructeur basé au Liechtenstein, nanoFlowcell compte dévoiler sur le prochain salon de l’auto de Genève un nouveau modèle à sa gamme, la Quantino. Après avoir dévoilé la sublime e-Sporlimousine à Genève en 2014, c’est un modèle de taille plus modeste que le constructeur va présenter à a presse et au public genevois. Sur le modèle de Tesla qui s’apprête à lancer la Model X après la Model S, nanoFlowcell décline sa gamme vers le bas. A la différence de Tesla, sa Quantino vient tout juste de recevoir le droit d’empreinter les routes européennes et reste encore éloignée d’une commercialisation. Autre point qui différencie fondamentalement cette luxueuse voiture électrique de la Tesla Model X, son mode de stockage de l’énergie électrique.

Des liquides porteurs d’électrolytes, une technilogie initialement développée par la NASA

La "pompe à électrolytes" mise au point par nanoFlowcell délivre les 2 liquides simultanément, dans les deux réservoirs de la voiture.

La pompe à électrolytes mise au point par nanoFlowcell délivre les 2 liquides simultanément, dans les deux réservoirs de la voiture.

Les ingénieurs utilisent en effet le stockage de l’énergie électrique sous forme d’électrolytes dans un liquide. Ceux-ci reprennent ainsi un brevet que la NASA a déposé en 1976, brevet aujourd’hui tombé dans le domaine public, et qui était initialement utilisé pour le stockage d’énergie pour les vols spatiaux. Un liquide est porteur d’électrolytes positifs, un second d’électrolyse négatifs. Leur mise en contact dans la batterie à flux génère l’électricité qui va alimenter les moteurs de la Quantino.

Selon les chiffres avancés par nanoFlowcell, ce système est capable de stocker 20 fois plus d’énergie qu’une batterie au plomb traditionnelle et 5 fois supérieure à la technologie lithium-ion.

Le système ne produit aucune émission et nanoFlowcell revendique un autonomie record de plus de 1.000 km pour sa Quantino. Celle-ci dispose de 4 moteurs alimentés en 48 volts seulement, moteurs qui délivrent 80 kW (soit 109 cv, une valeur certes pas météorique mais suffisante pour une voiture de cette taille.

Les coûts de production des voitures à électrolytes ainsi que de leurs liquides reste inconnus

La Quantino doit être officiellement présentée au public lors du salon de Genève 2016.

La Quantino dispose de 4 moteurs électriques qui délivrent une puissance totale de 80 kW. Son autonomie théorique dépasserait les 1.000 km.

Si la production des liquides porteurs d’électrolytes (ou liquides ioniques) ne pose pas de problèmes industriels insurmontables, si ceux-ci ne sont pas polluants ni inflammables, cette nouvelle solution technique vient entre la voiture à batterie Lithium-Ion et la pile à combustible hydrogène défendue notamment par Toyota. Quel sera le coût de production des liquides et le coût de construction de ces batterie à flux. Ce sont les points que devront expliquer les fondateurs de nanoFlowcell en mars prochain à Genève.

Source : « QUANTiNO granted road licence – nanoFlowcell AG plans road tests », Communiqué de presse nanoFlowcell, 10 février 2016

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