La Nasa réfléchit à une IA et une blockchain pour sa prochaine sonde interstellaire

La Nasa réfléchit à embarquer de l’intelligence artificielle et une blockchain dans ses futures sondes spatiales. C’est l’objet du programme de recherche RNCP (resilient networking and computing paradigm) qui vise à mettre au point la plateforme logicielle qui équipera les futures sondes de l’agence spatiale américaine. L’objectif est de créer un système de communication fiable en dépit des distances colossales pour des sondes amenées à quitter le système solaire, sondes qui disposeront d’une capacité d’action autonome.

Direction Alpha du Centaure en… 2069

En décembre 2017, la Nasa révélait son intention de lancer une sonde à destination d’Alpha du Centaure afin d’explorer une exoplanète auprès de la plus proche étoile près de notre système solaire, c’est à dire à plus de 4 années-lumière. Le voyage pourrait durer plus de 40 ans, ce qui veut dire que la sonde doit être autonome grâce à l’intelligence artificielle et la logique floue, notamment pour faire face aux pannes qui ne manqueront pas de survenir lors du vol. Autre brique technologique étudiée par les ingénieurs de la Nasa pour ses futurs engins spatiaux, la blockchain.

A la tête de cette recherche à long terme, le professeur assistant Jin Wei Kocsis de l’université d’Akron compte mettre en oeuvre une blockchain pour créer une infrastructure de traitement de données décentralisée et sûre pour traiter et transmettre les données scientifiques glanées par la sonde. L’architecture imaginée par le chercheur sera du type SDN (Software-Defined / définie par logiciel) afin de pouvoir monter à l’échelle tout au long de la mission. Le traitement des données devra mettre en oeuvre le Deep Learning et la logique floue pour faire face à l’imprévu.

Bien évidemment une telle architecture devra être éprouvée avant d’être lancée à la conquête d’Alpha du Centaure. Les chercheurs vont utiliser une plateforme basée sur la solution d’IA Open Source Tensorflow, sur Ethereum, le logiciel de simulation Matlab/Simulink, ainsi que Mininet et NS3 afin de simuler le système au sol. Il sera ensuite embarqué dans des satellites en orbite basse avant de partir à l’assaut de l’espace profond.

Sources :

« Exclusive: NASA has begun plans for a 2069 interstellar mission », NewScientist, 19 décembre 2017

« Researcher helps NASA develop satellites that think on their own », EurekAlert!, 15 septembre 2017

« RNCP: A Resilient Networking and Computing Paradigm for NASA Space Exploration », NASA, 15 août 2017

 

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