PTC s’offre la plateforme M2M de ThingWorx

Système-de-signalisation-ferroviairePTC vient d’annoncer sa volonté d’acquérir ThingWorx pour 112 millions de dollars, éditeur d’une plate-forme M2M. L’Internet des objets intéresse l’éditeur comme ses concurrents du monde du PLM de longue date et cette acquisition en est une nouvelle illustration. Avec une brique M2M, PTC veut aider les industriels à franchir le pas et entrer dans l’ère des objets connectés, l’ère du Product Cloud dans le jargon de l’éditeur.

Extension du domaine du PLM

Withings PulseLes objets connectés vont constituer un relais de croissance capital pour nombre de fournisseurs IT, depuis les constructeurs de matériels type Cisco, aux éditeurs de logiciel type Oracle, SAP, etc. C’est aussi le cas des éditeurs de logiciels de logiciels de conception produit. PTC, l’éditeur de Windchill et Creo s’intéresse de près aux objets intelligents. En 2011, l’éditeur prenait le contrôle de MKS, plate-forme de gestion du cycle des applications (ALM). Conséquence de la généralisation du logiciel dans les produits modernes, l’éditeur a voulu donner un outil à ses clients industriels pour gérer leurs développements d’applications embarquées. 3 ans plus tard, PTC poursuit sa logique en s’offrant ThingWorx pour plus de 100 millions de dollars, preuve de l’importance de l’Internet des Objets dans la stratégie de PTC. ThingWorx propose une plateforme M2M pour les industriels (Manufacturing, énergie), les réseaux de transports, le médical, la sécurité publique ou encore les Smart Cities, bâtiments intelligents, etc. ThingWorx s’était notamment fait connaître en novembre 2013 avec le lancement de sa place de marché, la « ThingWorx Marketplace. »

PTC veut être opérateur de « Product Cloud »

Paul Grenet, Vice-président Europe de l'Ouest/Moyen Orient et Afrique de PTCPaul Grenet, Vice-Président Europe de l’Ouest, Moyen-Orient et Afrique de PTC avait laissé sous-entendre une acquisition imminente dans ce domaine, lors du PTC Live Tech Forum de Paris en novembre dernier : « Dans certains sujet, dont ce que l’on nomme le Product Cloud, on va réaliser des acquisitions afin d’héberger des applications produit complètes, donner accès à des entreprises à la manière dont telle voiture se comporte, réaliser une maintenance proactive sur cette voiture ou proposer une offre de service au propriétaire de cette voiture par rapport à son profil d’utilisation, etc. Les acquisitions que l’on va réaliser seront moins dans le but de combler un manque dans notre offre que se développer stratégiquement dans ce « Product Cloud ». On veut permettre à nos clients de développer leur chiffre d’affaires, leurs revenus, leurs marges sur des offres de services incrémentales. » PTC compte donc se poser en tant que fournisseur d’infrastructures M2M, mais aussi en tant qu’expert en analytique type Big Data. La prochaine acquisition de l’américain ? Paul Grenet souligne le besoin des industriels en services de ce type : « Dans 3 ans, la croissance de l’offre de service sera dans le top 3 des priorités des entreprises mais des études ont montrés que 90% des executives dans les entreprises ne savent pas comment faire, même certains grands industriels tâtonnent sur le sujet. Notre volonté est bien d’investir dans ce domaine aujourd’hui. Ce sont des services relativement classiques, de type vente de pièces détachées, de services de maintenance. Mais maintenant que le produit est connecté, que l’on peut comprendre comment le consommateur l’utilise, je peux proposer de nouvelles choses, comme par exemple le paiement à l’usage, puis, en fonction de la façon dont il réagit, lui proposer des services supplémentaires, proposer de nouveaux usages, etc. » conclut le responsable PTC.

Opérateurs de telecoms, éditeurs de logiciels de gestions, spécialistes du cloud et startups, tous rêvent de gérer les échanges des milliards d’objets connectés qui nous environneront dans les années à venir. PTC est le premier acteur issu du monde du PLM à abattre ses cartes.

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