La ROKAF répare les moteurs de ses F-15K avec l’impression 3D

ROKAF-F-15KL’armée de l’air de Corée du sud, la ROKAF (Republic of Korea Air Force) mise sur l’impression 3D pour faire baisser les coûts d’entretient de ses avions de combat. Dernière illustration en date, les moteurs de ses chasseurs F-15K « Slam Eagle » dont une pièce maîtresse devait être remplacée. L’impression 3D laser a permis de raccourcir les délais et limiter les coûts de manière radicale. L’expérience a été jugée suffisamment concluante pour que la ROKAF élargisse l’utilisation de l’impression 3D laser à d’autres pièces d’avions, mais aussi à des équipements au sol.

Le prix de la pièce de turboréacteur F110 divisée par 14 grâce à l’impression 3D

130 millions de wons (106.600 €), c’est le montant que l’armée de l’air coréenne espère épargner chaque année grâce à l’impression 3D métal. C’est l’usure prématurée observée sur les parois des turbines à haute pression qui est à l’origine de cette évolution technologique. General Electric, constructeur des turboréacteurs F110 qui équipent ces appareils demandait 40 millions de wons (plus de 36.000 €) et 60 jours de délai pour chaque pièce à remplacer.

Le turboréacteur F110-GE-129 qui équipe les F-15K de la ROKAF et sur lesquels avaient été détectées des traces d'abrasion.

Le turboréacteur F110-GE-129 qui équipe les F-15K de la ROKAF et sur lesquels avaient été détectées des traces d’abrasion.

Plutôt que de commander ces pièces aux Etats-Unis auprès de General Electric, la ROKAF s’est tournée vers la société Insstek, un constructeur d’imprimante 3D laser capables de produire ou réparer des pièces aéronautiques. La mise au point de la pièce 3D a été engagée en 2012 lors que l’abrasion des parois de turbine des moteurs F110 a été détectée. GE Aviation a certifiée la pièce imprimée en 3D. Aujourd’hui 14 des 40 F-15K dont dispose la Corée du Sud ont bénéficié de cette réparation. Imprimée sur place, la pièce ne coûte plus que 3 millions de wons (moins de 2.500 €). Un prix divisé par 14 par rapport au prix demandé par l’industriel pour un délai de production ramené à 20 jours seulement, autant de raisons pour lesquelles la ROKAF a souhaité étendre l’utilisation de l’impression 3D à d’autres pièces aéronautiques et équipements.

Source : « L’impression 3D utilisée dans la maintenance des chasseurs », Dépêche Yonhap, 26 novembre 2015

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