Pourquoi Salesforce s’intéresse-t-il autant à l’Internet des Objets ?

Salesforce-WearDans quelques jours Dreamforce, la conférence mondiale des utilisateurs Salesforce, va ouvrir ses portes à San Francisco. Ce sera l’occasion pour le leader mondial de la relation client de faire le point sur la stratégie Internet des Objets dévoilée il y a un an.

Cette étonnante stratégie de conquête des objets connectés a été lancée par Marc Benioff, PDG de Salesforce lors de l’édition 2013 et s’est matérialisée par le lancement du Salesforce Wear Developer Pack quelques mois plus tard. Retour sur ce que Salesforce a baptisé l’ « Internet des clients ».

Derrière chaque objet connecté, un consommateur

Marc BenioffComme lors de chacune de ses Interventions publiques, Marc Benioff, le fondateur de Salesforce.com, a su se faire le show lors de Dreamforce 2013. Arborant plusieurs bracelets connectés, le bulldozer du CRM s’est surpassé pour démontrer l’intérêt pour les entreprises à s’intéresser dès maintenant à l’Internet des objets. Brosse à dent en main, il a fait l’article pour démontrer que cet objet connecté du quotidien allait changer ses rapports avec son dentiste. Le message  était clair pour les chefs d’entreprises et responsables marketing présents : intéressez-vous à l’Internet des Objets sinon vos concurrents le feront à votre place. « Voici des années que l’on parle de l’Internet des Objets. Je suis au board de Cisco et on l’appelle chez eux l’ « Internet of Everything ». Mais derrière chaque tweet, chaque intervention sur Facebook, derrière chaque Wearable, gestable, chaque mobile, n’oubliez pas qu’il y a un client ! » a déclamé le PDG qui a ajouté « Il y a un client derrière chacune de ces interactions et dans ce monde de l’Internet des objets, de l’Internet of Everything, c’est en fait un Internet des clients et nous devons repenser la façon dont nous sommes connectés à nos clients. »

Offer a discount to a customer directly on its connected watch, one of the usage scenario type of Salesforce Wear.

Offer a discount to a customer directly on its connected watch, one of the usage scenario type of Salesforce Wear.

Après les 4,5 milliards (!) de membres aux réseaux sociaux existants, les 5 milliards de smartphone (attendus pour 2017), l’objectif de Salesforce est donc de connecter d’une manière ou d’une autre 50 milliards d’objets connectés. Une surenchère de chiffres plus ou moins approximatifs compilés par le marketing de Salesforce. Marc Benniof a ajouté : « Avec mon smartphone, je veux pouvoir me connecter à l’entreprise qui m’a vendu l’objet, je veux pouvoir me connecter à son service support simplement en appuyant sur un bouton, je veux pouvoir parler à d’autres utilisateurs, être connecté d’une nouvelle façon pour tous les vendeurs d’objets connectés, que ce soit le fabricant de ma brosse à dent, de ma voiture, de tout ! Nous n’avons jamais connu une époque aussi excitante, avec des milliards de gens sur les réseaux sociaux. Les opportunités d’engagement sont « Amazing » ! »

Salesforce Wear, l’arme de Marc Benioff pour conquérir l’Internet des Objets

The principle architecture of Salesforce Wear

The principle architecture of Salesforce Wear

Depuis ces paroles enflammées, les actes ont effectivement suivi le discours. Le 10 juin dernier, Salesforce lançait Salesforce Wear. L’idée est de proposer un kit de développement pour les principaux wearables du marché afin que Salesforce1, la plateforme Cloud Computing de l’américain serve de plaque tournante pour les données et les applications de cet écosystème d’objet. Salesforce fournit à qui en voudra sa technologie afin de ce placer comme un acteur clé de l’Internet des Objets. Tout ce que fera le client avec son objet connecté sera ainsi historisé sur la plateforme. Une véritable mine d’or pour chacun des industriels et, accessoirement, pour Salesforce.

L’enjeu est de taille et pour le lancement de son offre, l’américain a frappé fort avec des kits de développement pour Android Wear, pour les Google Glass, les bracelets Fitbit, les montres connectées de Peeble, la montre Tizen Samsung Gear 2, le maillot de sport connecté OMsignal, le contrôleur de mouvements Myo de Thalmic, le bracelet Nymi de Bionym. Ajoutez à cela des partenariats avec ARM et Philips puis l’arrivée d’Epson, Jawbone, Meta, Vizix et d’Oculus et vous avez une belle brochette d’acteurs des Wearables, même s’il manque encore beaucoup de poids lourds au tableau de chasse de Salesforce.

L'étonnant scénario de maintenance industrielle à partir de Google Glass connectées à Salesforce1.

L’étonnant scénario de maintenance industrielle à partir de Google Glass connectées à Salesforce1.

Et pour cause ! Pour beaucoup, la Data, c’est le pétrole de la nouvelle économie et il est stratégique pour un entreprise de la maîtriser. Face à eux, Salesforce déborde d’ambition car les premières démonstrations dévoilées montrait non seulement des usages de Salesforce Gear dans la relation client, mais aussi la maintenance industrielles avec les Google Glass…

Quelques mois après ce lancement, Dreamforce sera l’occasion de faire le point sur ce lancement tonitruant et savoir s’il sera bien la troisième vague de croissance souhaitée par Marc Benioff après le Cloud et le Social, s’est bien levée auprès des clients de Salesforce.

Sources :

« Salesforce ‘Internet of Things’ (IoT) News », Wireless Developer’s Journal, 4 septembre 2014

« Salesforce teams with Accenture to strengthen wearable tech use in business », V3, 4 septembre 2014

« Avec Wear, Salesforce aide au développement d’apps sur les wearable devices », SiliconFr, 10 juin 2014

Marc Benioff Loves Wrist Computers So Much He’s Wearing Two Right Now », BusinessInsider, 28 juin 2013

Commentaires Facebook
Twitter Facebook Plusone Pinterest Linkedin
Ce contenu a été publié dans Objets connectés, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.