Des chercheurs ont fait vivre le virus de la grippe dans un ordinateur pendant 300 ms

Virus-grippe-simuléJamais les mots « virus informatique » n’ont eu autant de sens qu’aujourd’hui. Les chercheurs d’Oxford viennent de franchir une nouvelle étape dans la simulation informatique du vivant.

Ceux-ci ont créé un modèle informatique du virus de la grippe, ou plutôt d’un virion de la grippe A. Le but est de mieux comprendre comment le virus (le vrai) parvient à survivre dans différents environnements d’une saison à une autre. Avec ce modèle informatique, les chercheurs peuvent étudier comment réagit le virus à différents liquide et à différentes températures. Des tests « in silico » que l’on peut mener à l’infini… sans risque d’infection.

Un virus numérique à tester ‘In Silico’ à l’infini

Ces travaux de recherche viennent d’être dévoilés par des chercheurs de l’Université d’Oxford lors de la conférence annuelle de la société de biophysique qui s’est tenue la semaine dernière à Baltimore.

Influenza ACeux-ci se sont livré a une simulation informatique unique. Ils ont entièrement modélisé l’enveloppe externe du virus de la grippe A (ce que l’on nomme un virion) et l’ont plongé dans une goutte d’eau. La simulation a permis d’observer au niveau macroscopique le comportement du virus avec une précision qu’il est difficile d’obtenir en expérimentation classique. En 300 nanosecondes, le diamètre du virion est passé de 73 à 59 nanomètres.

On peut imaginer qu’on va pouvoir comprendre comme cela quel est le comportement du virus de la grippe quand il se retrouve plongé dans une rivière et mis en présence de composants anti-viraux issus des effluents issus de la population humaine.

Le modèle informatique a été mis au point en s’appuyant sur diverses mesures expérimentales,  depuis la cristallographie aux rayons X, la spectroscopie à résonance magnétique nucléaire , l’imagerie de cryo-microscopie électronique,  des études lipodimiques du virus. Ce modèle informatique est librement accessible à tous les chercheurs qui voudront l’enrichir à leur tour. il leur permettra ensuite de plonger virtuellement ce virus dans toutes sortes de substances pour en observer le comportement.

 

Sources :

« Nothing to Sneeze at: A Full-Scale Computational Model of the Human Influenza Virion », Biophysical Journal, 27 janvier 2015

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