SIS, l’impression 3D métal pour tous ?

Additive-ManufacturingQui dit impression 3D métal, dit frittage laser (SLS) ou par faisceau d’électron (EBM). Des techniques d’ « Additive Manufacturing » qui permettent de réaliser des pièces en de multiples métaux, depuis l’aluminium, l’acier jusqu’au titane. Des techniques réservées aux industriels.
Pourtant, des chercheurs travaillent sur une nouvelle approche pour rendre l’impression 3D métal bien plus accessible. Un procédé qui utilise une simple imprimante jet d’encre.

Le procédé inverse à celui de l’impression métal traditionnelle

Actuellement, une imprimante 3D capable de produire des pièces en métal représente pour les industriels un investissement de plusieurs centaines de milliers d’euros. Un lourd investissement et une mise en oeuvre réservée aux ateliers de fabrication. Seulement, cela pourrait bien changer si les travaux des chercheurs du Department of Industrial and Systems Engineering de l’université de Californie du Sud portent leurs fruits. Ceux-ci travaillent sur une nouvelle technologie d’Additive Manufacturing.
Selective-Inhibition-Sintering-(SIS)Baptisée Selective Inhibition Sintering (SIS), leur procédé se passe de laser ou de faisceau d’électron pour solidifier la poudre de métal.
L’objectif est d’utiliser une imprimante à tête piézoélectrique, l’imprimante à jet d’encre bien connue, non pas pour imprimer chaque couche de la pièce elle-même mais son contour. L’imprimante monte, couche par couche un moule avec un produit chimique « inhibiteur » dans la poudre de métal. On passe ensuite l’ensemble au four où le métal se solidifie et l’inhibiteur disparaît, libérant la pièce. Divers inhibiteurs peuvent être utilisés, notamment en fonction du étal ou de l’alliage.
Le procédé est encore en cours de mise au point par l’université de Californie du Sud mais sa promesse est d’abaisser le coût de l’imprimante 3D de manière spectaculaire. Une imprimante « Consumer » à moins de 5.000 € permet d’imprimer la pièce et son moule. Le besoin d’un four pour réaliser le frittage limite la technologie aux industriels mais, outre l’écart du coût, le procédé SIS présente d’autres avantages, notamment un rétrécissement et des déformations plus limité des pièces produites par rapports à l’impression SLS.

Sources :

« Novel 3D Printing Process Enables Metal Additive Manufacturing for Consumer Market », Mary Ann Liebert, Inc., publishers, 6 novembre 2014

« Selective Inhibition Sintering: The Process for Consumer Metal Additive Manufacturing », Mary Ann Liebert, Inc. 2014

« Metallic Part Fabrication Using Selective Inhibition Sintering (SIS) «  [pdf], 2014

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