SPARC : L’Europe mobilise 2,8 milliards € pour la robotique

Neelie KroesC’est aux côtés de Bernd Liepert, président du programme euRobotics et directeur technique de Kuka et de Herman Bruyninckx, vice-président d’euRobotics que la vice—présidente de la Commission Européenne Neelie Kroes a lancé l’édition 2014 du salon Automatica. La responsable de l’agenda numérique de la commission a présenté à cette occasion un vaste programme destiné à replacer l’Europe sur le marché robotique mondial. Le programme, baptisé SPARC devrait être relayé par les industriels du secteur et devrait mobiliser au total 2,8 milliards d’euros. Un effort qui, d’après la Commission, devrait générer 240 000 emplois sur le continent.

L’Europe détient 35% du marché mondial des robots

Neelie Kroes dévoile le programme de recherche SPARC lors du salon AUTOMATICA 2014

Neelie Kroes dévoile le programme de recherche SPARC lors du salon AUTOMATICA 2014

L’Europe ne doit être un simple consommateur de robots, mais doit faire partie de ceux qui les produisent, c’est un peu l’idée qu’a défendue Neelie Kroes lors de sa conférence d’ouverture du salon Automatica 2014. La Vice-Présidente de la Commission Européenne estime que l’Europe détient 35% du marché de la robotique mondiale, un marché qu’elle estime à 20 milliards d’euros en 2011. Cette part atteindrait même 63% sur les robots de services professionnels. Une part qu’elle va devoir défendre âprement lorsqu’on voit les efforts déployés en recherche et développement par la Corée du Sud et par le Japon et maintenant les Etats-Unis qui veulent revenir dans la course.

Chaque robot porte 3,6 emplois humains sur ses « épaules »

AUTOMATICA2014-Agile-Justin

Agile Justin, le robot présenté par l’institut de robotique et de mécatronique du DLR allemand, lors d’Automatica 2014.

Parmi les arguments développés par la responsable de l’agenda numérique de l’Europe, l’idée que la robotique est un moteur de l’emploi. Une idée qui va à l’encontre des idées reçues, puisque 70% des européens estiment que les robots détruisent les emplois des humains. Selon les chiffres présentés par Neelie Kroes, c’est tout le contraire : chaque robot porterait sur ses épaules pas moins de 3,6 emplois humains, soit 2 millions d’emplois indirects sur le continent.
Pour porter son offensive, la vice-présidente a annoncé un programme de recherche financé par la Commission à hauteur de 700 millions d’euros.

Ce programme SPARC, lancé sous la forme de partenariats public/privé sera abondé par les industriels participants sur un ratio de 1 à 3, soit un total de 2,8 milliards d’euros injectés dans la recherche d’ici à 2020.  Cette enveloppe devrait financer le travail de 12 000 chercheurs dans les 200 entreprises qui devraient rallier le programme. Celui-ci devrait créer 75 000 emplois directs dans la robotique de service et engendrer, toujours d’après les chiffres avancés par Neelie Kroes, 140 000 emplois indirects. Au total, la Commission en attend pas moins de 80 milliards d’euros de BNP additionnel.

Belle ambition, beau programme, reste à voir quel place les industriels français sauront prendre dans le programme SPARC présenté à Munich…
Source : Discours de Neelie Kroes sur le salon Automatica 2014 : « Lighting a SPARC under our competitive economy« , 3 juin 2014

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