Le japonais Spread veut robotiser son «usine à salades»

Spread30.000 salades par jour, c’est l’objectif que le Japonais Spread s’est fixé pour la construction de sa nouvelle usine de Kelhanna. Le japonais a conçu ce qu’il appelle une Vegetable Factory. Les salades poussent hors-sol, sur des étagères où elles sont alimentées via un liquide nutritif. L’air est conditionné, la lumière artificielle et l’eau est recyclée à 98% dans le système. Jusqu’à aujourd’hui, les 50 employés de l’usine produisaient 21.000 salades par jour. Ils seront bientôt 2 fois moins nombreux pour en produire 30.000.

Spread veut construire une usine hydroponique gérée par des robots

Amateurs de bio, passez votre chemin ! Le japonais Spread est ouvertement un industriel dont le seul et unique produit, c’est la salade. Le processus a été  industrialisé à outrance cette production. Son usine de Kameoka livre déjà 21.000 salades chaque jour. Elle emploie 50 personnes. Selon les chiffres délivrés par l’industriel, produire des légumes en usine est bien plus écologique que de manière traditionnelle, dans une serre… chiffres à l’appui. Il lui faut 0,825 l d’eau et 1,75Kw pour faire pousser une salade contre 10,725 l en agriculture traditionnelle.

Spread Vegetal FactoryDes valeurs que le japonais espèrent améliorer de manière significative dans la nouvelle usine qu’ils espère construire au second semestre 2016. D’une surface de 3.500 m2, celle-ci est conçue pour délivrer 30.000 laitues par jour, soit… près de 11 millions de salades par an ! Lorsqu’elle entrera en production, à Kizugawa, près de Kyoto, seulement 25 personnes seront employées dans une installation qui sera largement robotisée. Les humains assureront toujours les phases initiales du processus, dont la mise en place des graines (doit-on encore dire planter?), la germination puis le conditionnement et les expéditions. Des robots assureront tout le reste, c’est à dire faire pousser les laitues, les transplanter, surveiller la pousse puis la récolte.

De cette robotisation, à un recyclage avancé de l’eau, mais aussi grâce au recours à un nouvel éclairage LED, le japonais espère diminuer de 30% les coûts énergétiques par tête de laitue, de réduire de moitié les coûts de main d’oeuvre tout en diminuant l’investissement initial de 25%. 0,11 l d’eau et 1,2Kw d’électricité pour faire pousser une salade, c’est le pari de Spread avec cette nouvelle usine hydroponique. L’agriculture du futur ?

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