Un essaim de 120 drones sous-marins pour sauver Venise

Venise

C’est lors de l’EXPO 2015 qui se tient en parallèle à Milan et Venise que les premiers drones du projet subCULTron ont été dévoilés les 15 et 16 octobre dernier. Ce projet européen va consister à déployer un essaim de 120 robots sous-marins connectés dans la lagune et les canaux de « la Sérénissime ». L’objectif est de réaliser des mesures en continu de la qualité de l’eau. Une nouvelle approche basée sur un essaim de drôle d’objets connectés qui ont été directement inspirés par la biologie marine.

Une faune et une flore marine totalement robotisée

Les chercheurs les ont baptisés aMussels, aFish et aPads avec un « a » pour « artificial ». Ce sont les trois types de robots qui vont être lancés dans les eaux de Venise en 120 exemplaires. Le premier, l’artificialMussel s’imprime directement de la moule qui va s’accrocher sur un rocher sur le fond de la lagune.
Une fois posée, celle-ci ouvre sa coquille afin d’exposer ses antennes et capteurs au courant marin. C’est elle qui va notamment stocker les données collectées par les artificialFish Inspirés du poisson, ceux-ci vont fureter sur différentes zones et à différentes profondeurs pour réaliser leurs mesures. Enfin, l’artificialPad, nénuphar flottera à la surface afin de relayer les données collectées par les autres robots. L’aPad disposera de panneaux solaires pour s’alimenter de même qu’il est prévu que l’aMussel se serve des courants marins pour générer sa propre énergie. Les chercheurs soulignent que le logiciel est lui-aussi inspiré de la nature, plus particulièrement du fonctionnement des essaims d’insectes ou des bancs de poissons. Il n’y a pas de point central, mais une « intelligence » collective qui régit le comportement de l’essaim. Si un des robot est perdu, cela n’a pas de répercussion sur le travail de groupe.

Subcultron

Le aFish est le premier des trois drones sous-marins du projet subCULTron a avoir été dévoilé à Venise.

Initié en avril 2015, le projet subCULTron bénéficie d’un financement de l’Union Européenne de 4 millions d’euros et devra s’achever en 2019. Parmi les laboratoires de recherche impliqués, le laboratoire de vie artificielle de l’université de Graz en Autriche assure la coordination des forces. La Scola Sant’Anna italienne travaille sur le volet hardware ainsi que la faculté d’ingénierie électrique et informatique de l’université de Zagreb. L’université libre de Bruxelles développe le logiciel, l’ARMINES (France) travaille sur le volet capteurs et communications avec Cybertronica Research. Enfin Corila assure la coopération avec les chercheurs italiens basés à Venise.

 

Source : « European scientists build up a society of autonomous underwater robots for environmental monitoring of the Venice Lagoon », Communiqué de presse, subCULTron, 7 octobre 2015

 

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