Total va tripler la puissance de son supercalculateur Pangea

Total-PangeaAvec une puissance de 2,3 pétaflops, c’est à dire 2,3 millions de milliards d’opérations par seconde, le supercalculateur Pangea était le supercalculateur le plus puissant au monde exploité par une entreprise privée. C’est la français Total qui s’est offert cette machine exceptionnelle pour son centre de calcul de Pau. Une machine exceptionnelle qui, 2 ans seulement après sa mise en marche, va connaitre un sérieux coup de booster. De 2,3 pétaflops, sa puissance va passer à 6,7 pétaflops.

La simulation géophysique, une activité avide de puissance de calcul

La modélisation du sous-sol  est une activité de simulation numérique qui demande beaucoup de puissance informatique. Enormement de puissance en fait. Les grands pétroliers se battent à coup de petaflops car ces machines gigantesques doivent analyses les données lors des campagnes de prospection sismiques menée par les équipes d’exploration, que ce soit en mer ou dans les régions les plus inhospitalières du globe. Au plus la puissance de calcul disponible est haute, au plus l’analyse peut être fine et rapide.

3D-PropagatorDans sa stratégie calcul intensif, Total est un client SGI de longue date. Depuis 15 ans , le groupe français achète des supercalculateur au prestigieux constructeur américain. Sa dernière acquisition, Pangea, un calculateur de type SGI ICE X consistait en 6.912 modules chacun incluant 2 Intel Xeon E5-2670 v3, des micro-processeurs octo-coeur refroidis par eau. Une machine extrêmement puissante et qui a représenté pour Total un investissement de 60 millions d’euros sur 4 ans.

Total reste fidèle à SGI et au 100% x86

Pourtant le besoin de puissance des ingénieurs de Total était loin d’être assouvi. Il fallait plusieurs jours de calcul à ce Pangea v1 pour analyser les données sismiques amassées lors d’une campagne de recherche sur le terrain. Pangea, dans sa version actuelle avait glissé de la neuvième à la vingtième place du classement mondial des supercalculateurs. CSTJFUn classement bien évidemment dominé par les instituts de recherche publics, mais dans lequel le pétrolier italien Eni avait ravi à Total sa place de machine privée la plus rapide, avec son HPC2 de 4,6 pétaflops. Total reste fidèle à SGI et a choisi d’étendre Pangea avec de nouveaux modules ICE X, une solution 100% x86 alors que plusieurs constructeurs s’orientent aujourd’hui vers des architectures hybrides (x86 + puces graphiques GPU). Total a donc privilégié la compatibilité logicielle au rapport puissance/consommation électrique.

La version initiale de Pangea offrait 110.592 coeurs de calcul, 442 To de mémoire vive et 18,4 Po de stockage. Avec cette mise à jour, SGI ajoute 110.592 cœurs de calcul, 589 To de RAM supplémentaires. La puissance totale va passer à 6,7 téraflops, la consommation électrique à… 4,5 MW.

Sources :

« SGI Selected to Boost HPC System for Total – One of the World’s Largest Commercial Deployments », Communiqué de presse, 31 mars 2015

« Total s’équipe du 9e plus puissant calculateur au monde », Usine Nouvelle, 21 mars 2013

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