Transformation digitale : une opportunité de 1.250 Md€ pour l’industrie européenne

ShopfloorL’industrie européenne va-t-il tirer profit de la révolution digitale, où sera-t-elle « urberisée » par de nous concurrents ? Une étude réalisée par Roland Berger Consultants et la Fédération des Industries Allemandes (BDI) pointe les enjeux qui attendent nos industriels face à la transformation numérique de l’économie.

Les industriels européens, notamment dans l’automobile, la logistique, les équipement médicaux, la mécanique, l’électronique et l’énergie ont beaucoup à gagner dans cette transformation numérique. Ils ont aussi beaucoup à perdre s’ils passent à côté.

L’industrie européenne a beaucoup à gagner, mais aussi beaucoup à perdre

Potential-losses---Roland-BergerLes entreprises qui espère pouvoir faire face à cette transformation par simple transition se trompent. Pour les consultants, optimiser leurs business models existants ne suffira pas, les industriels européens vont devoir se réinventer car ils risquent gros. Car si les auteurs de l’étude «La transformation numérique de l’industrie» estiment à 1.250 milliards d’euros les gains potentiels pour l’industrie européenne dans cette transformation à l’horizon 2025 (dont 425 milliards d’euros pour l’industrie allemande à elle seule), ces mêmes experts qu’elle pourrait reculer de 605 milliards d’euros si elle rate cette transformation.

Selon les experts de Roland Berger, ce sont les secteurs automobile et logistique qui vont être les plus lourdement impacté par cette transformation. Le gain potentiel pourrait atteindre 17%, la perte potentielle, 350 milliards.

Les analystes en appellent à la création d’une « Digital Valley » européenne

Drivers-of-digitalization---Roland-BergerNicolas Teisseyre, Senior Partner du cabinet Roland Berger Strategy Consultants, un cabinet basé en Allemagne souligne le besoin d’action coordonnées entre les politiques et les industriels pour négocier ce virage vital. « Il nous faut une « Digital Valley » européenne afin de permettre à l’économie numérique européenne d’être plus interconnectée. » Les consultants soulignent l’importance de la Silicon Valley aux Etats-Unis ou celle de la zone Shanghai/Shenzhen en Chine pour en appeler à la création d’une « Digital Valley » européenne.

Une idée qui a germé dans l’esprit d’absolument tous les responsables politiques européens depuis plusieurs années déjà. Ceux-ci poussent à peu près tous leurs capitales ou sous-préfectures pour en faire cette Silicon Valley européenne tant espérée. Si on se souvient de la publication du Global Startup Ecosystem Report 2012 (classement des écosystèmes des startups du numérique et dont l’édition 2015 est en cours de réalisation), la première ville européenne, Londres se plaçait en 7ième position mondiale. La capitale brittanique, qui draine à elle les géants américains du net, figurait alors derrière la « Silicon Valley » californienne, Tel Aviv, Los Angeles, Seattle, New York et Boston.

Parmi les autres villes européenne du classement, Paris ne figurait qu’en 11ième position et Berlin n’occupait que la quinzième place. S’il faut créer cette « Digital Valley », objet des vœux des experts, Londres s’impose comme le choix le plus logique. Les politiques peuvent-ils accepter confier le sort de la transformation digitale de son industrie à la capitale la moins « européenne » de l’Union ?

Source : « The digital transformation of industry », Etude Roland Berger, 17 mars 2015

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