Le premier turboréacteur entièrement imprimé en 3D dévoilé en Australie

Turbine-3DC’est une petite turbine telle que celles qui motorisent les hélicoptères ou certains missiles, et pourtant elle marque une étape clef dans l’histoire industrielle. Présentée lors de l’Avalon Airshow, cette turbine a été réalisée par Amaero Engineering, un spin-off de l’université australienne de Monash, en coopération avec le français Turbomeca/Microturbo, filiale de Safran. S’il ne s’agit encore que d’une turbine « de salon », celle-ci démontre que de plus en plus d’alliage haute performance sont maîtrisés en impression 3D et témoigne que le niveau de qualité des pièces métal produites en fabrication additive atteignent maintenant les standards aviation, des standard parmi les plus élevés dans l’industrie.

Un projet mené par Amaero Engineering avec le groupe Safran

Le stand d'Amaero Engineering sur l'Avalon Airshow

Le stand d’Amaero Engineering sur l’Avalon Airshow

L’Australie, comme bon nombre d’autres pays développés, mise sur l’impression 3D pour ramener dans le pays des industries parties à l’étranger. C’est notamment le cas de l’industrie aéronautique où les industriels locaux pourraient réaliser des pièces détachées pour les appareils achetés à l’étranger grâce à des moyens de production plus légers. C’est en tout cas la volonté de l’Australie et en particulier du docteur Robert Hobbs, PDG d’Amaero Engineering, une startup issue de l’université de Monash et qui met en pratique les recherches de cette université en matière d’impression 3D et de métallurgie. Sur son site Web, la startup annonce maîtriser l’impression 3D avec de multiples alliages haute-performance, tant en impression SLS ( Selective Laser Sintering) sur lit de poudre qu’en impression par projection de poudre et fusion laser (Blown Powder Laser Melting). La startup annonce maîtriser la production de pièces en Hastelloy (alliage à base de nickel), en alliage d’acier inoxydable 17-4 PH,  en aluminium 6061-T6 et AlSi10Mg et titanium Ti 6Al 4V et encore l’acier maraging 300 à 18% de Nickel (Les métallurgistes apprécieront).

BLISK-and-Impellor-with-lattice-structure-coreUne palette qui a semble-t-il convaincu plusieurs industriels de l’industrie aéronautique de travailler avec la startup qui évoque des projets avec Airbus, Boeing, Raytheon. Sur son stand, le docteur Robert Hobbs présentait un petit turboréacteur entièrement imprimé en 3D, un projet mené avec Safran. Ce petit réacteur, non fonctionnel, est du type de ceux que produit Turbomeca à Bordes, dans les Pyrénées-Atlantiques. Le groupe Safran a déjà annoncé miser sur l’impression 3D avec des investissements réalisé sur son site de Bordes. Une stratégie qui passe aussi par l’Australie.

Sources :

« 3D printing: Australian researchers create jet engine, breakthrough captures attention of Airbus and Boeing », ABC News, 26 février 2015

« The world’s first printed jet engine », Communiqué de presse de l’université de Monash, 26 février 2015

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