La voiture connectée signe-t-elle la fin des feux de signalisation ?

Connected-vehiclesImaginez deux avenues qui se croisent à angle droit, un flot ininterrompu de véhicules sur chacune d’elles. Deux flots qui se croisent sans qu’aucune voiture ne s’arrête et surtout sans aucun accrochage. Les voitures se croisent sans à coup, comme par miracle. Un miracle,pas tout à fait. La vitesse de chaque véhicule est régie par un algorithme sur lequel travailles les chercheurs d’Oak Bridge, le grand centre de recherche américain. Andreas Malikopoulos, directeur de l’Urban Dynamics Institute estime que, via les communications V2V (Véhicule à véhicule) et V2I (Véhicule à Infrastructure) on va pouvoir indiquer aux conducteurs a quelle vitesse rouler afin de passer les feux rouges… sans lever le pied.

Des algorithmes décentralisés pour estimer la vitesse idéale de chaque véhicule

143 heures et 36 minutes, c’est le temps perdu chaque année par un automobiliste français dans les embouteillages. Une perte de temps, d’essence et une usure pour les véhicules dont le coût a été estimé à 17 milliards d’euros pour l’année 2013. Aux Etats-Unis, même constat. En 2011, les Américains auraient perdu 5,5 milliards d’heures englués dans le trafic, 121 milliards dollars d’essence envolés.

L’idée de Andreas Malikopoulos est donc de synchroniser le trafic des véhicules en indiquant à tout moment aux conducteurs à quelle vitesse rouler et quelle voie prendre pour éviter que les embouteillages ne se forment. La première phase de ce projet de recherche vise la mise au point des algorithmes de contrôle. En effet, le chercheur estime impossible que l’ensemble des véhicule d’une ville par exemple puisse être guidé à distance par un algorithme central. Il mise donc sur une architecture décentralisé, avec des algorithmes locaux synchronisés. L’approche sera validée par simulation, puis testé sur des données de circulation réelles.

Les voitures autonomes pourraient mettre en application une telle approche

ORNLL’approche est sans doute mathématiquement possible mais semble néanmoins terriblement théorique. Il suffit de constater l’insoumission des automobilistes français aux mesures de régulation du trafic sur les autoroutes pour douter de l’efficacité de tels outils. Nul doute que si une part significative des automobilistes ne se plie pas aux directives du « grand logiciel », le systèmes va rapidement tourner à la catastrophe. Quant à faire tourner un tel algorithme au Caire, à Shanghai ou… Paris, c’est pour le moins optimiste. Peut-être faudra-il attendre la généralisation dess voitures autonomes dans le trafic pour espérer trouver des « conducteurs » suffisamment dociles pour obéir aveuglement aux consignes. Peut-être alors les embouteillages diminueront.

Sources :

« Computational framework for optimizing traffic flow could be the beginning of a road revolution », Communiqué de les Oak Ridge Nationa Laboratories, 2 avril 2015

« 17 milliards d’euros perdus dans les embouteillages en France en 2013 », Science&Vie, 15 octobre 2014

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