IBM Watson, l’IA qui veut remplacer les « Data Scientists »

Avatar-IBM-WatsonLe salon Big Data qui s’est tenu à Paris cette semaine a été l’occasion pour IBM d’expliquer aux entreprises françaises ce que IBM Watson peut réaliser pour les entreprises. On avait connu Watson champion du jeu télévisé Jeopardy!, puis diagnosticien pour quelques grands hôpitaux américains, Watson frappe à la porte des entreprises.
IBM propose cette IA aux grandes entreprises, mais aussi à des entreprises plus modestes sous forme de service dans le Cloud. L’américain propose même à tous de tester son intelligence artificielle sur un site internet où chacun peut créer un compte en ligne, charger ses données et voir comment Watson va les analyser.

Watson, une IA vendue comme une solution automatisée pour analyser des données

Aujourd’hui, le profil le plus recherché par les entreprises, c’est le « Data Scientist », cet étrange produit du croisement d’un statisticien, d’un développeur et d’un analyste. Ce sont eux qui sont chargé de transformer les monceaux de données collectées sur Internet ou via les objets connectés en or noir. Un age d’or qui pourrait pourtant être de courte durée. IBM pousse clairement son Watson comme une réelle alternative à ces trop rares et trop coûteux « Data Scientists » au yeux des DRH.

spiral-complex676x380De ce point de vue, la démonstration réalisée lors du salon « Big Data » de Paris était convaincante. Il suffit de charger les données sur le Cloud et poser sa question à Watson soit en mode vocal (on peut interroger le logiciel via un smartphone), soit en langage naturel. Watson comprendra la langue française en fin d’année 2015. Le logiciel propose même une liste des questions auxquelles il peut répondre à partir des informations disponibles. Watson choisit parmi 50 algorithmes pour délivrer sa réponse. L’IA fonctionne en mode boite noire, il n’est pas possible de choisir l’algorithme. L’ingénieur avant-vente d’IBM a précisé que là n’était pas le rôle de Watson. Les « Data Scientists » devront se tourner vers l’offre SPSS, le logiciel de data mining « classique » d’IBM.

Un clic et l’intelligence artificielle génère le graphique qui lui semble le plus pertinent. Là, il est possible de choisir un autre mode de visualisation. Watson ne fonctionne pas totalement en mode boite noire puisqu’il livre un pourcentage de pertinence pour chacun des résultats qu’il calcule. A l’utilisateur d’estimer s’il fait confiance à Watson ou pas.

Le Data Mining automatique de Watson annonce-t-il la fin des « Data Scientists » ? C’est en tout cas comme cela qu’IBM le vend aux entreprises.

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