WPC 2014 : Microsoft mise sur l’Internet des objets

Satya-Nadella---PDG-de-MicrosoftAlors que Microsoft traverse la plus grosse avec 18.000 suppressions de postes annoncées, l’éditeur tient sa conférence partenaires annuelle à Washington. Satya Nadella, le nouveau PDG y a présenté la stratégie Mobile-First / Cloud-First qui doit permettre à l’éditeur d’assurer son avenir mais il a aussi consacré une partie de sa keynote d’ouverture à l’Internet des Objets. Une occasion comme il ne s’en présente que tous les dix ans comme l’a souligné le PDG. Microsoft espère bien entraîner ses partenaires sur ce marché juteux et il a une arme à leur proposer : Azure Intelligent Systems Service.

Un marché de près de 2.000 milliards de dollars en 2014 et qui va doubler d’ici 2018

1.930 milliards de dollars en 2014, 4.930 milliards en 2018, c’est l’étude IDC (Source : Internet of things Spending Guide by Vertical Market, IDC 2014) que Microsoft a fait miroiter à ses partenaires lors de toutes les sessions dédiées à l’Internet des Objets pendant cette édition 2014 du WPC. L’éditeur compte sur les SSII pour imposer sa plateforme Azure sur les multiples secteurs d’activité qui seront le théâtre d’opération des objets connectés. L’éditeur a ainsi livré plus de détail sur Azure Intelligent Systems Service, sa plateforme dédié à l’Internet des objets. L’événement a aussi été l’occasion de dévoilé les premiers projets en production sur cet Azure ISS, pourtant en beta depuis 3 mois seulement.

Les premières applications Azure ISS déjà en production

L'application de maintenance développée pour le métro de Londres.

L’application de maintenance développée pour le métro de Londres.

Lors de sa keynote, afin de mieux convaincre ses partenaires, Satya Nadella a dévoilé l’un des premiers projets qui exploitent la plateforme Azure Intelligent Systems Service. Il s’agit d’un projet mené par CGI et Avanade pour le compte de ThyssenKrupp et Rockwell Automation. La plateforme traite les données émises par les capteurs placés dans les ascenseurs de la marque. Une application type de maintenance préventive. Ce n’est toutefois pas cette application qui a décroché le prix de la meilleure application « Intelligent Systems », mais celle du métro de Londres. La encore, il s’agit de maintenance, là encore il s’agit d’une application déployée par CGI. Celle-ci récolte les données des capteurs (température, vibrations) placés sur les escalators des stations. La plateforme ISS historise les données, permet de corréler les informations avec des informations issues de sources externes. L’information remonte sur les tablettes des agents de maintenance et des analyses sont disponibles via des rapports Powerview. Le taux de résolution des pannes à la première intervention serait passé de 42% à 86% depuis le déploiement de l’application.

ISS, le cheval de bataille de Microsoft pour le « IoyT »

Le porte-feuille de services Microsoft dédiés à l'Internet des objets.

Le porte-feuille de services Microsoft dédiés à l’Internet des objets.

Pour expliquer le positionnement de Microsoft sur ce marché de l’Internet des Objets, le marketing de Redmond s’est cassé la tête, inventant l’acronyme IoyT pour « Internet of your Things ». Heureusement, les ingénieurs de l’éditeur ont été plus inspirés. Azure Intelligent Systems Service se veut une plateforme horizontale, pouvant théoriquement être exploitée tant pour des applications industrielles, e-Santé, Retail, etc. Aux partenaires Microsoft de créer les applications verticales. Selon la chef de produit, ISS est une plateforme « end to end » qui, étant basée sur le Cloud Azure, va permettre de créer des applications évolutives. « Starting small and scaling big » a-t-elle précisé. Plus concrètement, Azure Intelligent Systems Service est composé de 3 volets. Le premier concerne les devices. Microsoft assure que sa plateforme est hétérogène, tant du point de vue systèmes d’exploitation que des protocoles. Une bibliothèque d’agent est disponible pour des terminaux Windows, Linux, Android et iOS, des gateways pourront rapatrier des données d’objets connectés moins « intelligents ». Aux partenaires de développer des agents pour les objets les plus exotiques.
Deuxième volet de l’offre Microsoft, le backend. Il s’agit bien évidemment du Cloud Azure, qui offre des services de bus de données, de Complex Event processing, de stockage des données, de sécurité. L’offre va assez loin puisque les briques d’analyse et de visualisation PowerBI font parties de la plateforme.
Le troisième étage de la fusée ISS, c’est le portail Web. Un SDK va permettre aux intégrateurs de créer un frontend sur-mesures pour leurs clients.
Outre CGI, Infosys et Cognizant présentaient cette semaine leurs premières réalisations à Washington. Pas si mal pour une plateforme en phase béta depuis trois mois seulement. Microsoft a incontestablement marqué un point sur ce marché en plein essor des plateformes IoT.

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